•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’industrie du taxi malmenée par la pandémie

Une file de voitures de taxi pour une manifestation.

Des dizaines de chauffeurs de taxi manifestaient en août 2019 contre la loi 17.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Martin Paré est chauffeur de taxi depuis plus de 20 ans à Trois-Rivières. Il a connu des temps meilleurs à bord de son véhicule. Avec le couvre-feu en vigueur depuis deux mois, le manque de clientèle et de chauffeurs de taxi, les temps sont durs.

Sur les 73 voitures de Taxi Coop, une cinquantaine étaient sur la route en même temps avant la pandémie. Aujourd’hui, il y a 35 conducteurs à Trois-Rivières. Ça va quand même bien en général parce que, comme l'ouvrage est moins là, on fournit assez bien, explique Martin Paré.

La situation est tout autre durant le couvre-feu. Les appels se font rares en soirée et, pour éviter les temps morts, seuls quelques taxis sont en poste pour transporter les employés des services essentiels. Puis arrivent les changements de quarts de travail dans les hôpitaux, et les chauffeurs sont soudainement surchargés.

« Si on reçoit quatre ou cinq appels, on est dans le jus et on ne peut plus fournir. »

— Une citation de  Martin Paré, chauffeur de taxi

Quelques clients suffisent pour que Trois-Rivières n'ait plus assez de taxis pour répondre aux nouveaux appels.

Une pénurie de chauffeurs aggravée

Selon Martin Paré, la baisse de la clientèle a aggravé la pénurie de main-d'oeuvre qui touchait déjà l'industrie. Il a lui-même perdu l'employé avec qui il partageait son taxi. Actuellement, je dois faire plus d'heures pour réussir à couvrir mes dépenses fixes, raconte-t-il.

Taxi Coop reconnaît que le recrutement est un défi. Le roulement au sein de son personnel est constant, mais la coopérative dit continuer à former de nouveaux employés. Martin Paré estime que la loi 17 concernant le transport rémunéré de personnes et la déréglementation de l’industrie n'aidera en rien cette situation.

Il croit qu’il sera bientôt plus simple de devenir chauffeur pour Uber que chauffeur de taxi. Déjà, avec la loi 17, on va avoir de la difficulté à survivre. La pandémie ajoute un point de difficulté. Je pense que, s'il n'y a pas de soutien pour maintenir l'industrie en place d'ici deux ans, il va y avoir un effondrement du taxi au Québec, conclut le chauffeur.

Avec les information de Jacob Côté

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !