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Un an de pandémie : un vaccin qui était inattendu, dit le Dr Paul Roumeliotis du BSEO

Portrait du docteur devant le Centre Nav à Cornwall.

Le médecin-hygiéniste du Bureau de santé de l’est de l’Ontario, le Dr Paul Roumeliotis (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

Le 15 mars 2020, le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) annonçait un premier cas de COVID-19 sur son territoire. Mais pour son médecin-hygiéniste, la pandémie s’est réellement amorcée dans la région en février 2020, alors que des passagers d’un navire de croisière sont arrivés au Centre Nav à Cornwall pour leur quarantaine de deux semaines.

Le Dr Paul Roumeliotis se rappelle avoir reçu un appel lors du long week-end du jour de la Famille l'an dernier pour l’informer que des Canadiens coincés à bord du navire de croisière Diamond Princess, au Japon, allaient être mis en quarantaine à Cornwall.

Depuis ce samedi [là], ça ne lâche pas, a lancé le médecin-hygiéniste en entrevue à l’émission Les matins d’ici lundi.

Je me souviens, le 13 mars, on était assis ensemble avec mon équipe en disant qu’un moment donné, probablement que les écoles vont être fermées, s’est rappelé le Dr Roumeliotis. Et là, un de mes gestionnaires m’a dit, voilà, ils ferment les écoles demain.

Un an plus tard, ce n’est pas la longueur de la pandémie qui le surprend. Je ne m’attendais pas à ce qu’un an après [...] on ait le vaccin. Ça, c’est une bonne surprise, s’est-il exclamé.

Le Dr Roumeliotis s’attendait aussi à plusieurs vagues de contamination comme lors de pandémies précédentes.

J’étais là quand on avait le H1N1. […] Ce n’était pas aussi intense, on avait le vaccin, on a vacciné le monde et puis ç’a été fini. Ç’a duré à peine six mois, je pense, a-t-il raconté.

La pandémie de COVID-19 est particulière, a-t-il souligné, notamment en raison des nombreux appels de citoyens à propos des mesures sanitaires. Là, je suis rendu comme quasi-avocat parce que je commence à lire toutes les lois, les lignes précises, a-t-il lancé à la blague.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

L’impact économique

En mars 2021, le Dr Paul Roumeliotis admet que la fatigue se fait sentir. La première vague du printemps passé a été particulièrement difficile.

Je ne veux pas dire que l’impact médical n’est pas important, c’est aussi important, mais dans la santé publique, on voit aussi l’autre aspect du bien-être et de la santé, a-t-il expliqué. Je voyais des gens perdre leur économie, perdre leur commerce, fermer. […] Ça, ça me fait vraiment de la peine.

À l’heure actuelle, la COVID-19 a fait 68 victimes dans l’est ontarien, principalement des personnes âgées, selon le Dr Roumeliotis.

Pour vraiment protéger les personnes vulnérables et aussi pour vraiment diminuer les surcharges dans les hôpitaux, je ne pense pas qu’on avait le choix [de fermer].

Une course contre la montre

Alors qu’une troisième vague de coronavirus se dessine selon plusieurs, la vaccination se poursuit partout au pays.

Les variants du SRAS-CoV-2 gagnent aussi du terrain, alors que de premiers cas ont été détectés dans la région. Le variant […] va probablement être le dominant d’ici quelques semaines, estime le médecin-hygiéniste du BSEO.

C’est comme une course. Il faut faire toujours attention avec les précautions de santé publique et en même temps nous devrons nous dépêcher le plus possible pour vacciner les gens.

Une citation de :Le Dr Paul Roumeliotis, médecin-hygiéniste du BSEO

Pour les prochains mois à venir, le Dr Roumeliotis fait appel à la patience. Il demande à la population de continuer à suivre les consignes sanitaires en place.

On est au début de la fin de la pandémie avec le vaccin, a-t-il dit avec optimisme, mais on n’est pas là encore.

Le BSEO s’attend à recevoir plusieurs doses de vaccin au cours des prochaines semaines et à ce que tous les résidents de la région souhaitant recevoir un vaccin contre la COVID-19 puissent obtenir au moins une dose d’ici la fin du mois de mai.

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