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Le 8 mars souligné en Estrie

Affiche officielle de la Journée internationale des droits des femmes

Cette année, la Journée internationale des droits des femmes se déroulera sous le thème « Écoutons les femmes ».

Photo : Collectif 8 mars

Radio-Canada

En cette Journée internationale des droits des femmes, des organismes de l'Estrie souhaitent rappeler que la dernière année a été éprouvante pour plusieurs femmes.

La pandémis a pris une signification particulière et a révélé plusieurs points difficiles à vivre pour les femmes. Entre autres, le confinement qui, pour certaines vivant avec un conjoint potentiellement violent, n'a pas été facile. Au chapitre du travail, le tableau n'est guère reluisant parce que la majorité des emplois perdus étaient occupés par des femmes.

On parle que 26 % des femmes qui ont retrouvé leur emploi alors que 46 % des hommes ont retrouvé le leur. La majorité des femmes qui travaillent au salaire minimum dans des services essentiels vivent non seulement dans la précarité, mais dans la peur de contracter ce virus plus facilement, rappelle l'agente à la vie associative chez Concertaction femmes Estrie, Marie-Danielle Larocque.

Un rapport de l'Observatoire québécois des inégalités (OQI) et de l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) sonne l'alarme : le gouvernement est préoccupé par une diminution importante de l'emploi féminin. D'octobre 2019 à octobre 2020, 68 % des emplois perdus au Québec étaient occupés par des femmes, selon le ministère du Travail.

Une femme a son bébé dans les bras tandis qu'elle travaille sur un ordinateur.

Ce sont surtout les femmes qui ont perdu leur emploi au cours de la dernière année.

Photo : iStock

Cette dernière soutient que les inégalités entre les sexes, qui sont apparues pendant la pandémie, sont là depuis longtemps. Ça les a juste mis sur la sellette parce qu'elles ont été augmentées surtout pour les femmes qui se retrouvent à la croisée des oppressions comme les femmes autochtones, les femmes immigrantes, racisées, en diversité sexuelle et de genre, celles en situation de handicap.

En Estrie, les trois enjeux sur lesquels l'organisme souhaite mettre l'accent sont la sécurité, le logement et le transport. Ce sont trois enjeux essentiels à traiter ensemble. Il y a eu cinq féminicides en moins d'un mois alors que l'an passé, il y en a eu huit dans l'ensemble de l'année. On a vu une augmentation des violences conjugales et de la détresse des femmes qui sortent des ressources d'hébergement parce qu'on manque de logements accessibles et adaptés.

Quand les femmes sortent de l'hébergement d'urgence, c'est là le moment clé où elles doivent trouver un appartement qui est adapté à leurs réalités, à leur situation économique.

Une citation de :Marie-Danielle Larocque, agente à la vie associative chez Concertaction femmes Estrie

L’organisme SOS violence conjugale affirme avoir déjà reçu près de 35 000 demandes cette année.

Le 8 mars souligné en Estrie

Plusieurs activités sont organisées en Estrie pour souligner la Journée internationale des droits des femmes. Tous les détails sont disponibles sur le site web de Concertaction femmes Estrie. Entre autres, un rassemblement aura lieu ce lundi, sous les coups de midi, devant l'hôtel de ville de Sherbrooke afin de rappeler que les femmes paient cher le prix du capitalisme et du patriarcat, et ce, localement, nationalement et mondialement.

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