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Meghan Markle accuse Buckingham de racisme et de l'avoir poussée au bord du suicide

Meghan Markle et Harry ont accordé une longue entrevue à l'animatrice Oprah Winfrey diffusée sur le réseau CBS.

Meghan et Harry

Meghan Markle et le prince Harry ont accordé une longue entrevue à l'animatrice Oprah Winfrey.

Photo : Courtoisie Harpo Productions / Joe Pugliese

Radio-Canada

Meghan Marke estime avoir été réduite au silence après son entrée dans la famille royale et d'avoir été victime d'une « campagne de dénigrement » au cours d'une longue entrevue accordée à l'animatrice Oprah Winfrey diffusée dimanche soir sur le réseau CBS.

Meghan Markle, qui est métisse, a affirmé que des membres de la famille royale s'étaient inquiétés de la couleur de peau de son fils Archie avant sa naissance, lors de son interview.

La duchesse de Sussex a refusé de dire qui avait eu cette conversation avec Harry, disant que révéler leur nom serait très dommageable.

Elle a également indiqué que le palais de Buckingham avait refusé d'accorder une protection à son enfant, bien que ce soit la tradition, et qu'il a refusé de lui accorder le titre de prince.

Ce n'est qu'une fois que nous avons été mariés et que tout a commencé à vraiment se détériorer que j'ai compris que non seulement je n'étais pas protégée, mais qu'ils étaient prêts à mentir pour protéger d'autres membres de la famille, a déclaré Meghan.

Si l'Américaine de 39 ans a dénoncé une vraie campagne de dénigrement de la part de l'institution royale, l'ancienne actrice a pris garde de ne pas attaquer personnellement des membres de la couronne.

Pensées suicidaires

Elle a révélé avoir voulu mourir. Mal en point et déprimée, elle a demandé de l'aide aux responsables du palais, mais on lui a refusé sa requête d'aller se faire soigner à l'hôpital sous prétexte que cela serait dommageable pour l'image de la royauté.

Je ne voulais plus être en vie.

Une citation de :Meghan Markle

Elle a dit s'être tournée vers les ressources humaines de l'institution et qu'on lui a répondu ne pas être en mesure d'intervenir, puisqu'elle n'était pas une employée du palais. Elle soutient s'être sentie seule et vouloir en finir.

Elle a également dit qu'elle était naïve avant son mariage de 2018, ne réalisant pas dans quoi elle se lançait.

Je dirai que j'y suis allé naïvement, parce que je n'ai pas grandi en sachant beaucoup de choses sur la famille royale, a-t-elle dit.

Meghan Markle a affirmé ne pas avoir fait pleurer sa belle-soeur Kate, la duchesse de Cambridge, peu avant son mariage avec le prince Harry, contrairement aux rumeurs sur cet incident qui a fait les choux gras des tabloïds britanniques.

Elle a beaucoup insisté sur le fait qu'elle s'est toujours sentie bien accueillie par la reine Élisabeth II.

Lors de cette entrevue, le couple a révélé qu'ils attendaient une fille, leur deuxième enfant.

Avoir un garçon, puis une fille, que peut-on demander de plus? s'est réjoui le prince Harry, qui a épousé Meghan Markle en 2018.

La reine accompagnée de ses deux petits-fils et de leur épouse respective se tiennent côte à côte au balcon.

La reine Élisabeth ll, Meghan Markle, le prince Harry, le prince William et Kate Middleton au balcon du palais de Buckingham en juillet 2018.

Photo : The Associated Press / Matt Dunham

Un manque de compréhension

Le couple a souvent justifié sa mise en retrait et son départ d'Angleterre par le désir d'échapper à la presse britannique, mais il a aussi laissé filtrer publiquement son malaise au sein de l'institution.

D'ailleurs, le prince Harry a indiqué qu'aucun membre de la famille royale n'aurait parlé des articles racistes sur Meghan. Ça fait mal, a-t-il lâché.

Installé au Canada, puis en Californie, à Montecito, depuis mars, le couple a déjà résolument pris la tangente et capitalisé sur son image de couple moderne, mixte, tourné vers l'humanitaire, dans un pays où l'opinion leur est beaucoup plus favorable qu'en Angleterre.

Lors de l'entrevue, Harry a confié que cette décision a été prise parce qu'il sentait un manque de soutien et une incompréhension de la famille royale.

Évoquant sa défunte mère, Diana, Harry a estimé qu'elle aurait été fâchée de la façon dont tout cela s'est déroulé. Selon lui, son père et son frère, Charles et William, sont prisonniers du système.

Harry dit se sentir vraiment déçu par son père, le prince Charles, d'autant que ce dernier est passé par des difficultés similaires. Il y aura du travail pour améliorer leur relation, mais en même temps, je l'aimerai toujours, a-t-il ajouté.

Il a aussi évoqué son frère, expliquant que les deux princes étaient sur des trajectoires différentes, confirmant, en creux, que leur relation était distendue, tout en réaffirmant son affection pour son aîné.

En revanche, le fils cadet de Charles et Diana a loué sa grand-mère, affirmant ne pas l'avoir prise par surprise lorsqu'il a annoncé sa mise en retrait de la famille royale.

Ma grand-mère et moi avons une très bonne relation et une entente, a-t-il dit. Et j'ai un profond respect pour elle. C'est mon colonel en chef. Elle le restera.

Harry a aussi affirmé que le palais de Buckingham a cessé de lui verser de l'argent. Il a raconté avoir été capable de vivre grâce à l'héritage de sa mère.

Nous avons fait tout notre possible pour rester au sein de la famille royale, conclut le prince Harry.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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