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Des Edmontoniens ne veulent pas d’un crématorium près de chez eux

Marilyn Dumkee marche devant des manifestants.

Marilyn Dumkee est l'organisatrice de cette manifestation qui a rassemblé une cinquantaine de personnes.

Photo :  CBC / Scott Neufeld

Radio-Canada

Une cinquantaine d'habitants du quartier Prince Rupert à Edmonton ont manifesté samedi car ils s’inquiètent de l'installation possible d’un crématorium près de chez eux.

Une demande de changement de zonage a été déposée auprès du conseil municipal pour un terrain se trouvant à l'angle des la 119e rue et de la 114e avenue. S’il est accepté, ce changement permettra au bâtiment actuel d’être transformé pour accueillir un crématorium.

Selon l'organisatrice de la manifestation, Marilyn Dumkee, les cours de certaines maisons se trouvent à moins de 100 mètres. Elle et d'autres habitants du quartier disent s'inquiéter notamment d’éventuelles conséquences sur leur santé. 

Notre plus grosse inquiétude, c’est qu’il n’y ait pas une séparation minimum, dit l'organisatrice. Je ne pense pas que les gens aient conscience de cela et que ce sera vraiment près de nos maisons.

Aujourd'hui c’est Prince Rupert, mais demain ça pourrait être n'importe quelle communauté.

Une citation de :Marilyn Dumkee, organisatrice de la manifestation

En Alberta, les émissions émanant des crématoriums sont surveillées par l’Alberta Funeral Services Regulatory Board.

La conseillère municipale Bev Esslinger dit avoir entendu les inquiétudes de certains membres de la communauté.

Nous révisons constamment nos règles de zonage et cela pourrait être quelque chose que nous devrions prendre en compte à l'avenir, admet-elle.

Doit-on imposer une distance de séparation? Y a t-il d’autres directives additionnelles que nous devrions envisager? Cela demanderait plus de travail je pense, mais c’est quelque chose que nous pourrions vouloir faire, dit-elle.

Aucun risque selon l'entreprise

Trinity Funeral Homes, qui a acheté le bâtiment en question, confirme qu’elle travaille actuellement avec la Ville d'Edmonton sur le changement de zonage.

Dans une déclaration, l'entreprise reconnaît qu’il y a régulièrement des inquiétudes lorsqu'un nouveau crématorium s'installe. Elle ajoute qu’elle opère deux crématoriums à Edmonton depuis 2012, et ce sans incident.

Au fil du temps, les fours crématoires ont été conçus pour fonctionner de manière extrêmement sécuritaire, tout en minimisant les émissions et les conséquences environnementales, peut-on lire dans la déclaration.

La proposition de zonage sera examinée par le conseil municipal le 16 mars.

D’après les informations de Tricia Kindleman et Thandiwe Konguavi

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