•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ces bénévoles qui nous permettent de profiter des sports d'hiver

Un homme conduit une motoneige avec une traceuse attachée derrière dans un sentier enneigé.

Richard Hallée entretient bénévolement les sentiers de ski de fond à Skiwanis depuis plus de 10 ans.

Photo : Gracieuseté de Richard Hallée

Qui s'occupe d'entretenir les sentiers de raquette, de ski et de plein air en Abitibi-Témiscamingue?

Sans la contribution de bénévoles, plusieurs sites de plein air de la région ne seraient pas accessibles aux amateurs de sports hivernaux. Ils passent des centaines d’heures à tracer les pistes, déplacer des branches, effectuer des réparations ou encore et gérer l’accueil des sites de plein air. Nous leur avons demandé ce qui les motive depuis tant d'années.

Quand je vois les petites familles partir en ski ou même à pied ou en raquettes [...] quand je vois tout le monde qui profite de ça, c’est ma paie, c’est comme ma récompense, si tu veux. Je fais beaucoup ça pour les gens, affirme Richard Hallée, qui entretient bénévolement les pistes de ski de fond de Skiwanis, à Rouyn-Noranda, depuis 12 ans.

Une petite tondeuse est déposée dans un sentier boisé en automne.

Richard Hallée commence à entretenir les sentiers de ski de fond dès l'automne.

Photo : Gracieuseté de Richard Hallée

Ses tâches débutent à l'automne, avec le débroussaillage, la coupe d’arbres qui entravent les sentiers, la préparation du bois de chauffage, par exemple. Quand la neige tombe, il circule dans les pistes avec la gratte et le traceur, jusqu’au printemps.

Je mets environ entre 200 et 300 heures par année là-dedans, estime Richard Hallée.

Le passionné de ski est maintenant à la retraite, mais pendant longtemps, il a jumelé bénévolat et emploi.

Souvent, je faisais ça de nuit parce que je travaillais le jour. Je sortais à 2 h du matin et j’allais tracer les pistes pour qu’elles soient belles à 8h pour que les gens puissent en profiter, raconte-t-il humblement. Mais comme c’est là, je suis à la retraite, je prends ça un peu plus relax et je ne fais plus de traçage de nuit parce que c’est dangereux, aussi, quand tu es tout seul dans le bois.

Richard Gauthier est assis dans un divan et sourit.

Richard Gauthier, président bénévole du club de ski de fond de Granada.

Photo : Gracieuseté

Le président du club de ski de fond de Granada, Richard Gauthier, semble partager les mêmes motivations que Richard Hallée pour son bénévolat.

Je pense qu’on a un beau centre, des pistes intéressantes. Ça nous motive de rendre service à la population de Rouyn-Noranda, et ils nous le rendent bien. On n’a que des commentaires positifs sur le travail qu’on fait, rapporte le bénévole.

Il souligne que sans la contribution des bénévoles, les tarifs seraient plus élevés, et donc le site serait moins accessible à tous.

S’il fallait payer tout le monde, c’est sûr que ça coûterait beaucoup plus cher de pratiquer un sport comme le ski de fond. On ne serait pas dans la même catégorie de tarifs. C'est vraiment ça en sorte qui fait en sorte que nos cartes de membres sont à 60 $, affirme Richard Gauthier.

Même son de cloche du côté du club de ski de fond d’Évain.

Deux personnes circulent dans un sentier de ski de fond.

Le Club de ski de fond d'Évain.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Françoise Bergeron-Nadeau, une membre du conseil d’administration du club qui s’implique depuis plus de 35 ans, croit elle aussi que les prix peuvent demeurer compétitifs grâce au bénévolat.

S'il fallait compter toutes nos heures et être payés au salaire minimum, je ne pense pas que le club serait capable de payer ça, dit-elle.

Y a-t-il une relève?

Quand ces bénévoles cesseront de donner de leur temps, qui sera responsable des sentiers et de la gestion de la clientèle?

À Évain, Granada et Skiwanis, les bénévoles accueilleraient du soutien supplémentaire avec joie, comme l’exprime Richard Gauthier.

On est toujours en recherche de bénévoles, alors s’il y a des gens qui sont intéressés, qui sont membres du club et qui peuvent mettre l’épaule à la roue, on est prêt à accepter toute l’aide que l’on peut, parce que c'est vraiment du bénévolat. On se donne pleinement là-dedans. Moi, en tout cas, j’y passe beaucoup d’heures, ajoute-t-il en riant.

Françoise Bergeron-Nadeau souligne que la collaboration de bénévoles est essentielle plus souvent que ce que l’on pense.

Il y a des gens qui nous disent "Si vous avez besoin d’aide pour un événement, quelque chose, appelez-moi, je vais venir vous aider", mais ça implique beaucoup plus que juste pour un événement, comme le World Snow Day. Il y a beaucoup de travail qui se fait avant que l’on ouvre le chalet, le club, les pistes, précise-t-elle.

Richard Hallée espère que d’autres personnes prendront la relève après lui et ses collègues bénévoles. Il prévoit continuer jusqu’à ce qu’il en soit capable.

Moi, je me dis que quand je vais être tanné, je vais être tanné, puis j’espère juste que ça ne mourra pas. C’est ça, conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !