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Des agriculteurs anticipent une gestion compliquée des travailleurs étrangers cet été

Derrière un champ, on voit apparaitre au loin le bâtiment de l'entreprise agricole.

La Vallée de la framboise à Val-Brillant

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Radio-Canada

En 2020, beaucoup de productions agricoles qui comptent sur les travailleurs étrangers se sont retrouvé le bec à l'eau à cause de la pandémie. À l'approche du printemps, certains d’entre eux craignent que la gestion du personnel soit autant chaotique cette année que la précédente.

À la ferme Vallée de la Framboise, dans la Matapédia, les inquiétudes sont grandes devant le casse-tête de la main-d'œuvre.

L’entreprise agricole emploie habituellement huit travailleurs en provenance du Mexique pour effectuer le travail nécessaire à ses cultures. L’an dernier, un seul travailleur a pu se joindre à l'équipe en raison des restrictions sanitaires, explique la copropriétaire de la ferme, Chantal Paradis.

Le  bâtiment de la Vallée de la framboise en hiver.

La Vallée de la framboise emploie habituellement des travailleurs mexicains l'été.

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

[Les travailleurs étrangers] font beaucoup d’heures alors c’est sûr qu’il faut plusieurs personnes pour combler quand ils ne sont pas là. Ça fait beaucoup plus de monde à gérer pour effectuer le même travail, explique-t-elle.

Au lieu d'engager une vingtaine de personnes, la Vallée de la framboise a plutôt employé 39 personnes pour traverser la saison 2020.

Prendre de l’avance

Chantal Paradis et son conjoint ont pris des mesures spéciales cette année pour tenter de contrecarrer le manque de travailleurs étrangers. Une partie de l’équipe espérée arrivera plus tôt qu’à l'habitude pour que les travailleurs aient le temps de faire la quarantaine obligatoire sans retarder les activités de la ferme.

Même si les huit travailleurs souhaités se rendent à bon port cette année, le défi logistique est grand avec la gestion des quarantaines à prévoir.

On en a deux qui arrivent en avril, mais quand les six autres vont arriver en juin, il va falloir reloger les deux autres pour que ceux qui viennent d’arriver puissent faire leur quarantaine de 14 jours, explique Mme Paradis.

Jean-Paul Lebel et Chantal Paradis sont dans la boite de leur ferme où ils vendent de l'alcool à bas de petits fruits.

Jean-Paul Lebel et Chantal Paradis sont propriétaires de la ferme la Vallée de la framboise.

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Du côté de la fraisière Lebel, on espère recevoir une trentaine de travailleurs en provenance du Mexique et du Guatemala cette année.

Les deux propriétaires, Martin Lebel et Nathalie Bernier, anticipent les possibles complications.

Si leur test n’est pas négatif à l’embarquement, ils ne peuvent pas prendre l’avion. Alors il est possible qu’il y ait des joueurs qui manquent encore cette année, indique M. Lebel.

Ce qui va être le gros combat c’est l'arrivée avec toute la gestion des tests COVID et les quarantaines, affirme quant à elle Mme Bernier.

Même si les deux producteurs envisagent déjà la complexité de la logistique qu’il faudra déployer, ils se disent rassurés que les travailleurs arrivent testés sur leur ferme.

Martin Lebel et Nathalie Bernier lors d'une entrevue par Skype.

Martin Lebel et Nathalie Bernier

Photo : Radio-Canada

Devant l’incertitude, les deux propriétaires de la fraisière Lebel ont déjà commencé à contacter les employés locaux embauchés l’été dernier pour solliciter leurs services au besoin. C’est quand même inquiétant. C’est sûr qu’on ne mettra pas toutes nos fraises dans le même panier, lance Mme Bernier.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

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