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Fin de la semaine de relâche : les écoles du Québec sous haute surveillance

La fin de la relâche coïncide avec le retour de plusieurs régions du Québec en zone orange.

Des enfants de la région de la Capitale-Nationale lors de la rentrée scolaire du 11 janvier 2021.

Les enfants retournent à l'école lundi matin au Québec.

Photo : Radio-Canada

Anaïs Brasier

Des milliers d’enfants retournent sur les bancs d’école lundi matin, après une semaine de relâche où les mesures sanitaires ont été assouplies partout au Québec.

C'est un moment critique pour le gouvernement Legault, qui pourrait voir la courbe des cas de COVID-19 repartir à la hausse, notamment si la population n’a pas suivi les restrictions durant le congé scolaire comme cela a été le cas durant le temps des Fêtes.

On peut donc s’attendre à ce que les écoles soient sur les radars de la santé publique au cours des prochaines semaines, surtout que les éclosions en milieu scolaire augmentaient déjà avant la semaine de relâche.

Selon les données du ministère de la Santé du Québec, il y avait, en date du 6 mars, 241 éclosions en milieu scolaire. À titre comparatif, une semaine plus tôt, le 1er mars, on recensait 228 éclosions dans les écoles.

Mise au point

Une phrase de cet article a été modifiée par souci de clarté.

Nous avons enlevé une virgule, dans le deuxième paragraphe (entre congé scolaire et comme), parce qu'elle prêtait à confusion.

Comme cela a été le cas durant le temps des Fêtes réfère bel et bien au non-respect des mesures sanitaires durant la semaine de relâche. Or, la présence d'une virgule entre congé scolaire et comme pouvait laisser croire qu'on faisait plutôt allusion à la remontée des cas de COVID-19.

Cliquez ici pour lire la révision de l'ombudsman. (Nouvelle fenêtre)

Le retour des enfants à l’école coïncide avec l’assouplissement des mesures sanitaires dans plusieurs régions du Québec qui retombent lundi en zone orange.

La Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, l'Estrie, la Mauricie et le Centre-du-Québec rejoignent en effet le Saguenay–Lac-Saint-Jean, le Bas-Saint-Laurent, l'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et l’Outaouais en zone orange.

En règle générale, les restrictions liées à la COVID-19 sont plus souples en zone orange : le couvre-feu, au lieu de débuter à 20 h, s'applique à compter de 21 h 30; les restaurateurs peuvent servir certains clients en salle; les salles de spectacle et les salles d'entraînement sont ouvertes; etc.

En zone orange

  • Activités parascolaires possibles (par classe-bulle) dès le 15 mars
  • L'assistance des lieux de culte passe de 25 à 100 personnes
  • Salles de spectacle : masque d’intervention et 1,5 m de distanciation
  • Couvre-feu à 21 h 30 (plutôt qu’à 20 h)
  • Restaurants : 2 adultes par table et leurs enfants mineurs
  • Sports : 8 personnes au maximum en extérieur; en solo, en duo ou en bulle familiale à l’intérieur

Il ne reste en fait que le Grand Montréal, incluant Laval, la Montérégie, les Laurentides et Lanaudière, en zone rouge au Québec.

Des mesures particulières continuent néanmoins de s'appliquer au Nunavik et sur les Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Les variants, particulièrement présents à Montréal et dans les écoles

Les élèves du primaire en zone rouge ont une nouvelle mesure à respecter lundi matin : le port du masque médical sera désormais obligatoire en classe ainsi qu'au cours des déplacements dans l’école et dans les transports scolaires. La directive ne s’applique toutefois pas dans la cour de récréation.

Cette mesure a été recommandée au gouvernement par la santé publique dans le but de contrer la propagation des nouveaux variants de COVID-19.

La santé publique de Montréal s'attend d'ailleurs à une hausse du nombre de cas liés aux variants du coronavirus, comme l'a expliqué la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, la semaine dernière. Elle a précisé que les variants frappent particulièrement en milieu scolaire.

Dans la province, c'est en territoire montréalais qu'on dénombre l'essentiel des cas liés au variant britannique (B.1.1.7).

La Dre Mylène Drouin porte un masque médical à son arrivée à la conférence de presse.

La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, espère que mars sera le mois de la « suppression des variants » du coronavirus.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des éclosions moins inquiétantes pour le réseau de la santé

Cela dit, la possibilité d’une hausse des éclosions en milieu scolaire n’inquiète pas outre mesure le Dr Mathieu Simon, pneumologue et chef des soins intensifs de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie du Québec.

Maintenant que la population la plus vulnérable est vaccinée, une hausse de cas, même si elle n’est pas souhaitable, risque d’avoir moins d’impact sur la mortalité et sur l’utilisation des ressources hospitalières.

Une citation de :Le Dr Mathieu Simon

L’augmentation du nombre de cas est très différente en fonction de la population qu'elle touche, dit-il. Si ça touche des adultes ou des jeunes en santé qui, pour une bonne majorité, vont avoir la COVID-19 sans ressentir trop de symptômes, ou du moins de symptômes sérieux, c’est moins significatif que si ça se transporte dans des populations plus vulnérables, plus âgées.

Avec les informations d'Aimée Lemieux

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