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Les chauffeurs de la CTT lancent une pétition pour aider les personnes itinérantes

Photo montrant quelques passagers du métro. Métro fermé sur la ligne 1 entre les stations Downsview et St George tout le week-end.

Les chauffeurs de la CTT disent qu'il est temps que les gouvernements aident les personnes sans logement à Toronto.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Des employés de la Commission de transport de Toronto (CTT) demandent plus d'aide des gouvernements pour les personnes itinérantes qui prennent les tramways, les bus et les métros de la CTT pour rester au chaud pendant les mois hivernaux.

Dans une pétition en ligne, les opérateurs de la CTT disent qu'ils doivent quotidiennement faire face aux problèmes de l'itinérance, de la maladie mentale, et de la toxicomanie.

En tant que travailleurs des transports en commun, nous sommes des individus compatissants, mais en fin de compte, nous ne sommes pas des travailleurs sociaux et nous ne pouvons pas résoudre seuls les problèmes de la société. Nous exigeons que tous les paliers de gouvernement mobilisent les ressources nécessaires pour résoudre cette crise immédiatement, peut-on lire dans la pétition en ligne.

Un panneau de la CTT avertit les navetteurs de porter des masques et de rester à la maison s'ils présentent des symptômes de la COVID-19.

Un panneau de la CTT avertit les navetteurs de porter des masques et de rester à la maison s'ils présentent des symptômes de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / (Evan Mitsui/CBC)

Les chauffeurs de la CTT disent avoir vu des gens consommer de la drogue, transformer des rangées de sièges en chambres de fortune et même parfois devenir violents en raison de problèmes de santé mentale. Ces problèmes sont à la hausse, disent-ils.

Les employés à l’origine de la pétition disent qu'ils ont souvent été menacés et agressés en lien avec ce type d’incident.

Pour être tout à fait clair, nous n'essayons pas de calomnier ou de dénigrer aucun de ces individus. Nous reconnaissons que beaucoup souffrent de ces situations sans que ce soit nécessairement de leur faute, ont ajouté les opérateurs.

Dans la pétition, les opérateurs demandent ce qui suit :

  • Des équipes de réduction des travailleurs sociaux spécialisés en prévention des surdoses et en intervention qui se rendraient dans les tramways pour éduquer les personnes qui ont besoin d'aide et agir au besoin.

  • Des travailleurs sociaux qui patrouilleraient dans les véhicules de la CTT pour guider les personnes itinérantes ou en crise vers les refuges et ressources dont ils ont besoin.

  • Des équipes d'intervenants qui visiteraient les véhicules de la CTT pour offrir de l'aide aux conducteurs lorsqu’une personne ou une situation particulièrement délicate survient.

  • Un « programme de masse de logements sociaux de haute qualité » pour lutter contre le sans-abrisme, ainsi que tous les outils et services nécessaires pour aider les gens à faire face à leurs problèmes et à se remettre sur pied.

Jason Watts, un chauffeur d'autobus de la CTT avec 12 ans d'expérience, a déclaré que le problème est pire sur n'importe quelle ligne à proximité d'un refuge, car les gens cherchent refuge dans des véhicules de la CTT si les abris sont pleins.

Jason Watts, un chauffeur d'autobus de la CTT.

Jason Watts, un chauffeur d'autobus de la CTT avec 12 ans d'expérience, est un de ceux qui ont rédigé la pétition.

Photo : Avec l'autorisation de Jason Watts

M. Watts a rédigé la pétition avec l'aide d'un autre opérateur et 23 opérateurs de tramways ont approuvé la pétition, a-t-il déclaré. Depuis, plus de 230 personnes l'ont signée.

Le centre-ville a ses problèmes inhérents. Ces problèmes ont toujours existé, mais avec cette pandémie, ils se sont intensifiés. Ils ont été mis à découvert. J'avais vu des gens dormir dans les véhicules dans les gares, à l'extérieur des gares, dans les rues, pendant des années. Mais avec cette pandémie, j'en vois davantage et cela semble plus répandu, a déclaré M. Watts.

Des sans-abri près d'une tente érigée dans un parc.

Des sans-abri près d'une tente érigée dans un parc au centre-ville de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Charlotte Smith, une bénévole auprès du Réseau de soutien des campements, qui intervient dans les camps de fortune du parc Trinity Bellwoods Park et à Scadding Court, a déclaré que de nombreuses personnes sans logement cherchent un abri dans le système de transport en commun parce qu'elles essayaient de se réchauffer là où elles le peuvent. Les abris chauffants de la ville ne s'ouvrent que lorsque la température descend à -15 °C, a-t-elle noté.

La ville doit fournir plus de logements permanents au loyer indexé sur le revenu dans le centre-ville pour les personnes qui vivent à l'extérieur et imposer un moratoire sur les expulsions de campements, a déclaré Mme Smith. La ville n'a pas fourni d'options adéquates qui répondent aux besoins des gens.

De son côté, Carlos Santos, le président de la section locale 113 du Syndicat fusionné du transport (ATU), a déclaré que le syndicat soutenait la pétition, et il a souligné que la pandémie avait créé de nouveaux problèmes pour les personnes sans logement. Il estime qu'il est temps que la Ville réagisse.

La CTT n'est pas un refuge approprié pour les sans-abri, et la ville de Toronto doit faire plus pour aider les sans-abri à trouver un abri convenable, en particulier pendant cette pandémie, a déclaré M. Santos.

Avec les informations de Thalia Daragon-Giguere, et de Ieva Lucs et Dalia Ashry de CBC News

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