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La rareté de matériaux complique les plans de rénovation en Outaouais et à Ottawa

Des piles de bois d'œuvre.

La rareté du bois frappe la région depuis l'été dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

La rareté et les prix à la hausse de plusieurs matériaux de construction donnent bien des maux de tête aux intervenants de la région qui œuvrent dans le milieu de la rénovation.

En ce qui me concerne, c'est du jamais vu. On dirait vraiment la crise du papier toilette du printemps dernier, image Gabriel Crête-Lavoie, directeur chez Pilon Ltée, une entreprise de vente de bois et d’autres matériaux située à Gatineau.

Il explique que, pendant que le nombre de projets de rénovation a explosé durant la pandémie, la disponibilité de bien des produits s’est amoindrie de façon draconienne. Les prix des matériaux ont, de plus, augmenté dans les 60 % au cours des trois derniers mois.

Dans le passé, on était habitué à des augmentations de 5 % à 10 % et, surtout dans le bois, ça oscillait beaucoup. [...]  Du 60 % de hausse, on n’était pas paré à ça, ajoute-t-il.

 L'équation de l'offre et la demande, en ce moment, est complètement débalancée. 

Une citation de :Gabriel Crête-Lavoie, directeur chez Pilon Ltée

La pénurie la plus notable à ses yeux, dernièrement, est celle des poutrelles, qui entrent dans la fabrication de planchers.

[C’est une] denrée extrêmement rare, extrêmement difficile à recevoir et c'est un matériau qui reste quand même très très demandé et utilisé dans les constructions, souligne M. Crête-Lavoie en précisant qu’un de ses clients a commandé des poutrelles des mois à l’avance pour des travaux qu’il n’effectuera qu’en juin.

Pas seulement le bois

Il note que le problème ne se limite pas qu’au bois, mais aussi aux métaux. D’ailleurs, l'Association de la construction d’Ottawa (ACO) a tiré la sonnette d’alarme auprès de la Ville en insistant sur l’étendue du problème.

Dans une note de service faisant état des constats de l’ACO, on mentionne une augmentation des prix allant de 10 % à 40 % pour l’acier et le métal en feuilles. L’organisation estime que ces hausses risquent de se manifester pendant encore au moins six mois.

Pour certaines personnes qui faisaient des emplettes dans des quincailleries de Gatineau, samedi, il est clair que la situation actuelle oriente leurs choix de rénovations.

C’est sûr que je n'envisageais pas de travaux avec du bois dont le prix a augmenté. J’attendrais un petit peu de voir si ça se calme, admet Charles Choueiri.

De son côté, Sébastien Quinn raconte qu’il a laissé en plan la construction de sa terrasse, qui n’est terminée qu’à moitié. On attend juste que ça revienne à des prix normaux, dit-il.

Or, d’autres personnes se montrent peu inquiètes de la hausse des prix puisqu’elles estiment avoir pu mettre de l’argent de côté durant les mois de confinement dus à la COVID-19.

Avec les informations de Rémi Authier

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