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Un mois de la nutrition qui met l'accent sur les besoins nutritifs de chaque individu

Un bol rempli d'aliments entre les mains d'une femme assise en tailleur sur le sol.

Mars est le Mois de la nutrition au Canada.

Photo : EvantoElements / Timolina

Ce dimanche 7 mars marque la fin de la première semaine du mois mars, mois de la nutrition. Cette année, le thème vise à mettre en lumière l’importance de porter attention à ses propres besoins nutritionnels.

Bon pour vous, et à votre goût! Les diététistes vous aident à trouver votre stratégie santé, voilà le thème du mois de la nutrition 2021.

La présidente de l'Ordre professionnel des diététistes-nutritionnistes du Québec, Paule Bernier, indique que ce thème a pour but de sensibiliser la population à consulter des diététistes nutritionnistes qualifiés, en s’éloignant des concepts simplifiés de règles alimentaires.

Il faut faire attention de ne pas consulter des charlatans, de ne pas s’en remettre à n’importe qui qui n’a pas la formation et qui pourrait vous mettre en danger. C’est aussi [important] de faire attention aux conseils qu’on écoute à gauche et à droite parce que ce qui est bon pour une personne peut ne pas l’être pour une autre. Un peu comme les médicaments ne s’échangent pas d’une personne à l’autre, dit-elle.

Paule Bernier avise à tout le monde de demeurer vigilant quant aux conseils donnés par des gens qui se disent spécialistes en nutrition, mais qui ne sont pas qualifiés.

On a vu des cas catastrophiques arriver aux soins intensifs à cause de conseils qui étaient suivis et qui n’étaient pas adaptés à la personne, donc il faut vraiment faire attention, insiste-t-elle.

Roxanne Bertrand, nutritionniste-diététiste en Abitibi-Témiscamingue, pense que le mois de mars est non seulement l’occasion de mettre de l’avant la profession, mais aussi de lancer des messages positifs sur l’alimentation.

Ce n'est pas le temps de s’engager dans des régimes, des diètes, on revient souvent à ça, des modes alimentaires qui prennent beaucoup de place actuellement, conseille-t-elle. Je pense que dans le contexte actuel, de revenir à ce qui nous fait du bien, prendre le temps de cuisiner à la maison, je pense que c'est un message beaucoup plus positif à véhiculer pendant le mois de la nutrition.

Elle ajoute que selon elle, il faut cesser le discours qui stigmatise le gain de poids durant le confinement.

Je pense même qu’il faut quasiment se considérer comme chanceux. C’est tout un luxe d’avoir pris du poids pendant la pandémie, ça veut dire qu’on avait accès à de la nourriture et qu’on avait assez d’argent pour faire notre épicerie, donc je pense que ce discours autour du gain de poids, durant la pandémie, c’est le temps qu’on décroche, affirme-t-elle. Ça ne sert à personne, ça fait juste rajouter un stress et une anxiété supplémentaire dans une période de nos vies où on est déjà assez stressés.

Paule Bernier et Roxanne Bertrand soulignent d'ailleurs qu'en raison de la pandémie, plusieurs familles en situation de vulnérabilité ont dû avoir recours aux banques alimentaires.

Selon un rapport des Banques alimentaires du Québec, les demandes d’aide alimentaire ont augmenté de 30 % à 40 % selon les régions.

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