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Crise au Myanmar : « La communauté internationale doit en faire plus », selon Bob Rae

Plus de 50 personnes seraient mortes lors des manifestations dénonçant le coup d'État militaire, tandis qu'un millier d'autres auraient été arrêtées, selon les dernières données publiées par l'ONU.

Bob Rae tend les mains vers le haut.

«Il est possible d'obtenir un consensus international pour mettre fin à la violence maintenant», selon Bob Rae.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Selon Bob Rae, ambassadeur du Canada aux Nations unies, « la communauté internationale doit en faire davantage pour soutenir le mouvement démocratique, car les manifestants continuent de risquer leur vie pour dénoncer le coup d'État qui a eu lieu », a-t-il déclaré à l'antenne de CBC.

Cela fait quatre générations que nous n'avons pas vu de manifestations comme celles que nous voyons actuellement [...] Les protestations quotidiennes dans les rues témoignent d'un courage rare. Et il est important de le souligner explique-t-il dans une entrevue accordée à l'émission The House.

C'est la seule façon d'honorer le courage de ceux qui défendent la démocratie. Sans courage, nous n'avons rien.

Une citation de :Bob Rae, ancien envoyé spécial du Canada au Myanmar

Questionné au sujet d'Aung San Suu Kyi, la principale responsable politique du Myanmar détenue depuis le coup d'État militaire, Bob Rae estime que l'organisation d'un soutien international en sa faveur est plus difficile, mais que cela ne nous empêche pas de le faire.

Même si elle a été fortement critiquée sur la scène internationale pour son incapacité à empêcher le nettoyage ethnique menée par l'armée contre la minorité rohingya du pays, le fait qu'elle ait été démocratiquement élue à la tête d'un parti politique qui a gagné une élection doit être reconnu , mentionne l'ancien envoyé spécial du Canada au Myanmar.

Selon lui, il est possible d'obtenir un consensus international pour mettre fin à la violence, maintenant.

Je pense que nous devons examiner ce que nous pouvons faire d'autre pour isoler les militaires, notamment geler leurs avoirs partout où nous pouvons les trouver, et travailler avec tous les partenaires imaginables que nous pouvons trouver pour créer les conditions de la transition vers la démocratie, a-t-il détaillé.

Une photo prise en hauteur ou des nuages de gaz lacrymogènes surplombent la manifestation.

Les manifestants atteints par les gaz lacrymogènes lancés par la police, lors d'une manifestation contre le coup d'État militaire à Rangoon, le 6 mars.

Photo : AFP / STR

« Il est urgent d'agir collectivement »

Au pays, le groupe appelé Burmese Canadian Action Network, s'est adressé au premier ministre, Justin Trudeau, et au ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, pour demander au Canada « d'en faire plus ».

La Birmanie a été sous un régime totalitaire et autoritaire pendant un demi-siècle. Donc, quand ces personnes pensent que c'est assez, c'est assez... Ils veulent aller de l'avant, a déclaré Tin Maung Htoo, le coordonnateur du groupe.

Selon lui, les manifestants continueront de risquer leur vie pour la démocratie afin de montrer au monde que l'armée ne peut pas être autorisée à gagner, a-t-il affirmé à CBC.

L'envoyée spéciale de l'ONU au Myanmar, Christine Schraner Bergener, a quant à elle appelé le Conseil de sécurité à être uni pour exiger la fin du coup d'État et la libération des personnes détenues.

Il est urgent d'agir collectivement. Combien de temps pouvons-nous encore permettre à l'armée du Myanmar de s'en tirer ? Il est essentiel que le Conseil de sécurité se tienne fermement aux côtés du peuple du Myanmar, pour soutenir les résultats des élections de novembre, a-t-elle soutenu.

Avec les informations de Chris Hall, de CBC News

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