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Le syndicat des policiers veut une solution à la « crise mentale » chez ses membres

Le quartier général de la police de Winnipeg.

Le syndicat des policiers de Winnipeg représente près de 1900 membres.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le syndicat des policiers de Winnipeg cherche à recruter une organisation indépendante qui se penchera sur le climat de dégradation de l'état mental de ses membres.

De nombreux membres de la police ont perdu le moral après la mort récente par suicide d’un collègue, selon CBC.

Des collègues du policier expliquent que le suicide de ce dernier est la conséquence des pressions nées des mouvements qui sont suivi la mort de Georges Floyd en mai 2020 lors de son arrestation policière à Minneapolis, dans le Minnesota. Plusieurs groupes au Canada et à travers le monde avaient réclamé des réformes policières.

Des membres du Service de police ont reproché au chef de la police, Danny Smyth de n'avoir pas exprimé son inquiétude après la mort du policier ni assisté à la première des cérémonies pour commémorer sa disparition.

En début de semaine, M. Smyth s'est justifié dans une déclaration à CBC évoquant les changements que la COVID-19 a imposés au fonctionnement du Service de police.

Le président de l’Association policière de Winnipeg (WPA), Moe Sabourin a indiqué dans une lettre envoyée à Danny Smyth que le syndicat a déjà commencé à contacter des organisations canadiennes spécialisées afin de mener une enquête pour évaluer l’ampleur de la dégradation du moral des membres.

La lettre de M. Sabourin a reproché à M. Smyth de ne pas respecter les normes de sécurité et de santé sur le lieu de travail, telles que mentionnées dans le plan d'action 2020 du Service de police de Winnipeg.

Je ne mâcherai pas mes mots : Il y a une crise mentale claire, présente et croissante parmi les membres du Service de police de Winnipeg, a déclaré Moe Sabourin. Il ajoute qu’il n'avait jamais entendu autant de plaintes de la part de ses membres.

La crise actuelle ne s'est pas développée du jour au lendemain, et elle ne sera pas résolue du jour au lendemain, poursuit M. Sabourin

Selon CBC, le chef de police de Winnipeg n’a pas encore réagi à cette lettre, mais M. Smyth qui a demandé une prolongation de contrat de deux ans, a récemment déclaré qu'il n'est pas encore prêt à quitter son poste.

Avec les informations de Sean Kavanagh

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