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Manifestation contre la fermeture d’un refuge pour sans-abri à Penticton en C.-B.

Des gens installent des tentes dans un parc.

Les manifestants ont installé un village de tentes dans le parc Gyro pour illustrer les conséquences de la fermeture du refuge.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Une centaine de personnes se sont rassemblées vendredi dans un parc de Penticton en Colombie-Britannique pour protester contre la décision du conseil municipal de fermer un refuge d’urgence pour sans-abri à la fin du mois de mars.

Les manifestants ont installé des tentes dans le parc Gyro pour illustrer qu'elles seront les conséquences de la fermeture du centre selon eux.

J’ai vécu l’itinérance, la laideur, toutes les émotions, la colère, raconte Lee [la femme n’a pas souhaité donner son nom de famille] qui explique avoir été sans-abri durant deux ans quand elle était jeune. 

Je suis là pour soutenir les gens de ma communauté parce que je crois que fermer cet endroit est une énorme erreur, parce que cette communauté a un grave problème d’itinérance actuellement, dit-elle.

Desiree Franz, l’organisatrice de la manifestation, reconnaît qu'habituellement les refuges hivernaux ferment à la fin du mois de mars. Cependant, parce que nous sommes en pleine pandémie, BC Housing a prolongé son financement et la logistique est là pour continuer de faire fonctionner [le centre]. Donc je ne comprends pas pourquoi ils ont voté pour le fermer.

Le conseil municipal de Penticton, dans la vallée de l’Okanagan, a voté lundi pour la fermeture du refuge d'urgence pour sans-abri. Il a rejeté à l'unanimité la demande de BC Housing de prolonger un permis temporaire pour ce refuge d'hiver au-delà du 31 mars.

Selon Mme Franz, qui travaille dans l’un des sites dirigés par BC Housing, 42 personnes n’auront nulle part où aller une fois le refuge fermé.

Dans une déclaration envoyée à CBC/Radio-Canada, BC Housing précise ne pas être impliqué dans la manifestation de Penticton et [que] Desiree Franz n'est pas une employée directe de BC Housing

BC Housing explique que 166 personnes sont actuellement sur liste d’attente pour obtenir un logement et que 80 % d’entre elles vivent dans la vallée de l’Okanagan depuis plus de 5 ans.

Querelles politiques

Le maire de Penticton John Vassilaki réclame un audit externe des programmes et des sites de BC Housing. Il demande également au gouvernement provincial d’en faire plus.

Nous n'avons pas créé d'urgence. L’urgence existe depuis des années, dit-il. C’est à la province de venir avec un plan à long terme qui aidera ces gens pour qu’ils soient en sécurité, pas seulement l'hiver, mais toute l’année.

Mardi, le ministre du Logement de la Colombie-Britannique, David Eby, a menacé d’envoyer mille tentes et sacs de couchage à la Ville, évoquant l'image d’un village de tentes. 

Pour Lee, ces querelles politiques éclipsent le besoin urgent d'agir. Elle assure qu’à l'époque, si elle n’avait pas pu franchir les portes d’un refuge, elle serait morte à cause de sa dépendance. 

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