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Non coupable d'avoir tiré sur un faux ours

Agent de la protection de la faune.

En octobre 2018, des agents de la faune ont noté deux infractions, dont celle d'avoir tiré sur une reproduction factice

Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

Un homme de l’Abitibi-Témiscamingue a dû se défendre devant la Cour du Québec pour deux infractions impliquant un faux ours.

Des animaux factices sont en effet utilisés par les agents de la faune pour piéger les gens qui ne respectent pas les périodes de chasse.

Retour sur les faits

En octobre 2018, une reproduction d’un ours avait été installée près du rang de l’Exploration, à Rouyn-Noranda.

En milieu de matinée, des agents de la faune dissimulés à proximité ont vu la camionnette de Ricky Langdo, puis ont entendu deux coups de feu de petit calibre. Des caméras ont photographié l'homme lançant des pierres en direction de ce qu’il croyait être un ours. Les agents ont alors noté deux infractions : avoir tiré sur une reproduction factice et avoir fait feu à partir d'un véhicule.

Les procédures contre Ricky Langdo ont duré près de deux ans et demi. Ce matin là, l'homme était en compagnie de sa conjointe et de leur bébé de deux mois. Ils circulaient dans ce secteur pour chasser la perdrix, ce pour quoi M. Langdo avait sur lui une arme de petit calibre, qui n’aurait pu être utilisée pour abattre un ours. Du reste, il affirme qu’il n’est pas un adepte de la chasse à l’ours ni à l’orignal.

Il explique que, lorsqu’il a vu l’ours, il a voulu l’effrayer. Il a alors tiré deux coups de feu, a crié et lui a lancé des pierres.

Les agents de la faune soutiennent que l’homme a tiré de son véhicule, ce qui est interdit, mais ils n’ont procédé à aucune inspection. Ils n’ont pas non plus documenté la présence de douilles au sol ou dans le véhicule. Les seules images déposées au tribunal sont celles de l’accusé lançant des pierres en direction d’un ours artificiel.

Le juge Claude Boulianne a estimé que la preuve déposée était insuffisante pour conclure que Ricky Langdo avait l’intention de tirer sur l’animal et qu'il n'y avait pas non plus matière à statuer qu’il aurait pu faire feu de son véhicule.

On invite le tribunal à conclure, à partir de deux détonations d’arme à feu provenant potentiellement de l’habitacle du véhicule, que le défendeur a logiquement tiré ou tenté de tirer sur l’ours factice. Et ce, même si aucun témoin n'a vu le conducteur ou l’arme au moment des coups de feu, mentionne le jugement rendu par le juge Boulianne.

Ricky Langdo a donc été déclaré non coupable.

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