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Apprendre la langue micmaque pour décoloniser sa pratique artistique

On voit la structure d'un tipi autochtone à Gesgapegiag durant l'hiver

À Gesgapegiag, 12% de la population utilise le micmac comme langue principale à la maison, selon le recensement de 2016 (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

« Etlentog - chanter, etlenmit - rire, gelusit - parler »; derrière son écran, la musicienne micmaque Darlene Gijuminag montre et explique des mots de sa langue. Cette activité mensuelle de rencontre avec la culture micmaque se déroule virtuellement depuis janvier et est organisée par l’organisme artistique Mandoline hybride.

Ces séances de deux heures sont guidées par une volonté de rencontre et se déroulent dans un cadre chaleureux où humour et anecdotes rythment les séances, indique la directrice générale de Mandoline hybride, Priscilla Guy.

Avec comme point de départ l’apprentissage de mots en langue micmaque, ces ateliers ouverts à tous sont avant tout des lieux d’échange.

Mandoline hybride est une organisation de création et de diffusion, notamment de danse. Installée en Gaspésie depuis 2018, son équipe souhaite par cette série de rencontres avec Darlene Gijuminag en apprendre davantage sur la culture micmaque.

Depuis plusieurs années, on travaille à décoloniser nos pratiques. Ça veut dire défaire certaines de nos conceptions qui apparaissent dans nos manières de faire et de s’intéresser aux premiers peuples, s’intéresser aux territoires et à qui les ont habités avant nous et à comment on peut s’inscrire là-dedans, affirme Mme Guy.

Un portrait de Priscilla Guy.

Priscilla Guy est directrice générale et artistique de l'organisme culturel Mandoline hybride.

Photo : Gracieuseté de Mandoline hybride

Ça fait partie de l’engagement éthique de l’organisme, au-delà de simplement produire des œuvres et de créer des spectacles et des activités. On essaie de le faire avec une réflexion sur le monde dans lequel on évolue, ajoute-t-elle.

Près d’une quarantaine de personnes ont déjà participé à l’un des deux ateliers qui se sont déroulés depuis janvier et la série de rencontres mensuelles se poursuit jusqu’en mai. Après ça, on verra si ça se poursuit, indique Priscilla Guy.

Avec les informations de Philippe Arseneault

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