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Apte à vacciner, une infirmière à la retraite défendue d’aider

Une personne qui porte un masque parle au micro devant sa maison.

À 81 ans, Chantal Laroche se dit apte à donner des vaccins.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Alors que les livraisons de vaccins contre la COVID-19 accélèrent, une infirmière gatinoise à la retraite qui souhaite mettre l’épaule à la roue s’explique mal que le gouvernement du Québec refuse son aide.

Chantal Laroche a 81 ans. À la retraite depuis cinq ans après des décennies dans le métier, elle en garde toujours le feu sacré.

Mme Laroche se sent prête à reprendre du service pour aider à atténuer la pandémie. Son médecin est d’accord, affirme la principale intéressée, elle est en assez bonne santé pour retourner travailler.

Le hic : l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) n’accepte que les candidatures des professionnels retraités âgés de moins de 70 ans, et dont la dernière inscription à titre de membre actif remonte à moins de cinq ans.

Je suis encore capable! J'ai 81 ans, mais je me sens en forme. [...] C'est sûr que je n'irais pas travailler aux soins intensifs, parce que ce sont de nouvelles machines, ce n'est pas comme autrefois. Mais donner des injections... Les aiguilles et les seringues, ça reste pareil!, revendique la Gatinoise.

Une aide appréciée, dit un syndicat

Même s’il dit disposer de suffisamment d’employés pour vacciner la population de la région, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais reconnaît qu'il ne refuserait pas quelques paires de bras supplémentaires pour accélérer le processus.

Le Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (SPSO) joint sa voix à celle de Mme Laroche pour demander à la direction de la santé publique québécoise de considérer les demandes de dérogation des personnes qui souhaitent contribuer à l'effort de vaccination, mais qui ne remplissent pas tous les critères.

Ça prend plusieurs professionnels en soin pour faire la vaccination. On sait que c'est une campagne de vaccination qui est sans précédent. On a connu peut-être la H1N1, mais c’est la première fois que ça prend une double dose. C’est quelque chose qu’on apprécie, toute l’aide que nos anciennes infirmières et infirmières auxiliaires de la région pourraient nous apporter, a commenté le président du syndicat, Patrick Guay.

En attendant le feu vert du gouvernement, Chantal Laroche assure qu'elle se tient prête à reprendre du service.

Je suis prête à ça. Je ne sais pas si ça va arriver, mais je suis prête, espère-t-elle.

Avec les informations de Christian Milette et d’Ismaël Sy

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