•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hôpital de Gatineau : le manque de personnel dénoncé

Un véhicule des paramédics circule sur une route enneigée devant un hôpital.

L'Hôpital de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Face au manque de personnel actuel, le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) demande de réduire les services offerts à l’Hôpital de Gatineau aux interventions les plus urgentes.

Les infirmières auxiliaires qui vont rentrer ce soir, à partir de minuit, elles sont anxieuses. Elles savent à quelle heure elles vont rentrer, mais elles ne savent pas à quelle heure elles vont finir ni comment elles vont travailler. [...] Est-ce qu’elles vont avoir 10, 11, 12 patients à leur charge ou est-ce qu’elles vont avoir une charge de travail sécuritaire?, se questionne le président du SPSO, Patrick Guay.

Le syndicat a apostrophé le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, vendredi, pour dénoncer le manque de personnel et la surcharge de travail à l’étage des chirurgies.

Depuis une semaine, au lieu de réduire le nombre de lits, on l’a augmenté à 35, 37 patients, alors que seulement que 50 % des professionnelles sont présentes en ce moment. Comment ça se fait que le CISSS pousse encore une fois la machine et continue d’offrir 100 % de ses services?, interroge M. Guay.

Il n’y a aucune entreprise au Québec qui est capable de faire fonctionner son entreprise avec 50 % de ses travailleurs.

Une citation de :Patrick Guay, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais

Un risque pour la population, dit le syndicat

Le SPSO dit avoir pris connaissance, dans les dernières heures, de la situation de manque de main-d’œuvre au 7e Nord de l’Hôpital de Gatineau - qui est l’étage de la médecine-chirurgie - pour la prochaine fin de semaine.

Selon le syndicat, pour la prochaine période, en mars 2021, l’hôpital n’aura pourtant qu’environ 50 % de sa main-d’œuvre pour les quarts de nuit et de jour et bien moins de 50 % pour le quart de soir.

La sécurité des patients et les permis de pratique des professionnelles en soins sont actuellement en danger, dénonce le syndicat.

Ce n’est pas vrai qu’on peut offrir la même qualité de services à nos patients en étant deux, trois ou quatre professionnels de moins! On demande à l’employeur de diminuer l’offre de services pour offrir seulement ce qui est urgent. On ne veut pas mettre la vie des patients en danger ni celle de ceux qui sont présentement sur les étages, insiste M. Guay.

Capture d'écran d'une entrevue virtuelle avec Patrick Guay. Un homme parle à la caméra.

Patrick Guay, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (archives)

Photo : Capture d'écran/FaceTime

Un problème qui n'est pas nouveau

Dans une réponse écrite envoyée à Radio-Canada, le CISSS de l’Outaouais reconnaît que les enjeux de main-d'œuvre demeurent importants dans les hôpitaux, dans le contexte de la pandémie. Les autorités de santé publique n’indiquent pas toutefois si elles comptent diminuer l'offre de services, comme demandé par le syndicat.

Des efforts soutenus sont déployés de façon continue pour assurer les services à la population. Les besoins de main-d’œuvre de cette fin de semaine sont comblés au 7e Nord. Notre préoccupation demeure d'assurer des soins de qualité et surtout sécuritaires à la population de l'Outaouais, écrit le CISSS de l'Outaouais.

Mais pour M. Guay, la pandémie n’est pas la cause de la situation actuelle.

Ce n’est pas relié à la COVID-19. Sur mes 3000 membres, seulement sept sont positifs, ça n’a donc pas de lien. Le 7e Nord n’est pas un étage COVID, c’est un étage où il y a des problématiques de rétention et d’attraction du personnel. On le dit depuis des semaines et des mois, mais l’employeur fait la sourde oreille et gère par le temps supplémentaire au lieu de s’asseoir avec nous pour trouver une solution, dénonce-t-il.

Avec les informations d'Ismaël Sy

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !