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La fin du monde vue par 15 artistes

L'oeuvre de Jude Griebel consiste en une sculpture qui montre des animaux s'enfuyant d'un feu.

Plusieurs idées coexistent dans cette exposition, cependant l'impact de l'homme sur l'environnement est un thème commun dans plusieurs oeuvres.

Photo :  blaine campbell / Blaine Campbell

La fin est-elle proche? Quinze artistes tentent d’y répondre dans le cadre de l’exposition States of Collapse à la galerie Dunlop de Regina. Sous la forme d’installation, de vidéo, de photographie ou de réalité virtuelle, les œuvres exposées mettent le visiteur face à l'apocalypse appréhendée.

La pandémie actuelle est l'une des nombreuses façons dont le monde s'effondre, s'est effondré, s'effondrera.

Une citation de :Cindy Baker, auteure

Conçue à l'origine en 2019, cette exposition n'a pas prévu la pandémie actuelle, mais arrive à point. On peut le voir dans les œuvres, beaucoup de ces idées ont germé dans l'esprit de nombreux artistes, explique le commissaire de la galerie Dunlop, Tomas Jonsson.

L'idée de l'apocalypse est une réalité depuis très longtemps pour certains, des centaines d'années pour les nations autochtones.

Une citation de :Tomas Jonsson, commissaire à la galerie Dunlop

Le visiteur est confronté d’emblée à une oeuvre fantomatique de Naomi Bebo : une figure d’enfant portant un masque à gaz ornée de perlage de style Woodland. Cindy Baker, auteure d’un essai sur l’exposition, y voit une culture qui comprend la cyclicité de la destruction du monde.

Une vue générale de l'exposition, avec au premier plan une figure d’enfant portant un masque à gaz orée de perlage de style Woodland.

« Woodland Child », de Naomi Bebo, fait référence à la contamination par l'exploitation de l'uranium des territoires autochtones.

Photo : Raphaële Frigon

L'artiste Sylvia Ziemann propose Path of individuation, une série de dioramas dans lesquels les animaux sont face à des épreuves, confinés dans leurs maisons, ils vivent les angoisses du monde actuel.

Une figurine animale dans un diorama d'un studio d'artiste.

À partir de figurines d'animaux, le travail artistique de Sylvia Ziemann explore la dystopie et l'utopie.

Photo : Raphaële Frigon

Selon Cindy Baker, les animaux prennent ici la place des humains dans un monde apocalyptique. Mais, au lieu de réparer nos torts ou de tirer les leçons de nos erreurs, ils les répètent, reproduisant notre orgueil et nos angoisses , souligne-t-elle.

Mon travail artistique m'aide à comprendre ce qui se passe dans le monde.

Une citation de :Sylvia Ziemann, artiste

Selon Sylvia Ziemann, la fin du monde n’est qu’une réalité de l’individu. Le monde se termine lorsque nous le quittons, dans notre trépas, explique-t-elle.

En attendant, il y a toutes sortes de peurs, de changements climatiques, de maladies et de guerres... et, selon l'endroit où nous sommes dans le monde, il y a différents états d'effondrement ou différentes fins du monde, poursuit-elle.

L’exposition présente aussi une oeuvre de l’artiste Ruth Cuthand. De prime abord, il ne s’agit que d’une robe. Mais le titre, She Went To Town, laisse suggérer que quelque chose s’est produit avec celle qui la portait.

Une peinture d'une robe bleue sur un fond rouge.

Ruth Cuthand aborde les répercussions du colonialisme vécues par les peuples autochtones dans son travail. Elle s'est vu remettre le prix du prix du Gouverneur général en arts visuels en 2020.

Photo : Ruth Cuthand

Cette peinture, réalisée en 1988, préfigure le succès que l'artiste connaît actuellement pour son travail à propos des maladies et des épidémies qui dévastent les Premières Nations.

L’inclusion de cette œuvre dans l'exposition permet au visiteur de réfléchir au sujet des femmes et des filles autochtones qui évoluent dans un environnement post-apocalyptique hostile à leur existence, selon Cindy Baker.

La fin du monde : porteuse d'espoir?

Loin d'être sombre devant autant de cataclysmes, cette exposition sur la catastrophe anticipée est porteuse d’avenir, selon Tomas Jonsson.

Je pense qu'une grande partie du travail exposé est porteuse d'espoir et nous ouvre de nouvelles perspectives, conclut-il.

L'exposition States of collapse se poursuit à la galerie Dunlop de Regina jusqu'au 26 mars.

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