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Origines de la COVID-19 : l’OMS publiera son rapport d’enquête la semaine du 15 mars

Marion Koopmans.

Marion Koopmans et d'autres membres de l'équipe de l'OMS qui enquête sur les origines de la COVID-19, lors d'une conférence de presse pour conclure leur visite dans la ville de Wuhan, en Chine, le 9 février 2021.

Photo : AFP / HECTOR RETAMAL

Agence France-Presse

L'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dépêchée en janvier à Wuhan, en Chine, pour enquêter sur les origines de la pandémie de COVID-19 rendra public son rapport dans la semaine du 15 mars, a annoncé le patron de l'OMS.

L'équipe travaille sur le rapport final ainsi que sur un résumé, dont nous comprenons qu'ils seront publiés simultanément pendant la semaine du 15 mars, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, selon les remarques faites jeudi devant les délégués des pays membres.

Je sais que de nombreux pays membres sont impatients de voir le rapport, moi aussi bien sûr, a ajouté le directeur général de l'OMS. Il a promis d'en donner la primeur aux États membres avant sa publication et de leur en exposer les conclusions.

Le passage d’un animal à l’humain

Initialement, l'OMS avait dit que l'équipe d'experts diffuserait rapidement un rapport préliminaire avant le rapport final. Ce projet de document préliminaire avait finalement été abandonné au cours du mois de février, mais sans véritables explications.

Les experts avaient exposé les différentes hypothèses de travail sur la manière dont le virus qui cause le COVID-19 est passé d'un animal à l’humain, lors d'une longue conférence de presse à Wuhan à la fin de leur mission.

Ils avaient semblé exclure l'hypothèse que le virus ait pu s'échapper de l'Institut de virologie de Wuhan, comme le gouvernement de Donald Trump l'affirmait, la jugeant hautement improbable.

Mais le directeur général de l'OMS avait peu après rectifié le tir en affirmant que toutes les hypothèses restent sur la table pour expliquer l'origine de la pandémie.

Un manque de transparence

Une volte-face qui avait semé une certaine confusion et ajouté au scepticisme affiché envers la mission par de nombreux pays, à commencer par les États-Unis. À l'occasion d'une conférence de presse jeudi, le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price a réclamé que Pékin fasse preuve de transparence.

Ce que nous indiquons clairement depuis plusieurs semaines, c'est que nous avons de profondes inquiétudes sur la manière dont les premiers résultats de l'équipe d'enquête sur la COVID-19 ont été communiqués et des interrogations sur le processus sous-jacent pour arriver à ces résultats, a-t-il lâché.

Dans une lettre ouverte rendue publique jeudi, 24 chercheurs internationaux ont appelé à une nouvelle enquête, indépendante et plus approfondie, dénonçant des limitations structurelles imposées aux travaux des experts de l'OMS au moment de leur visite en Chine.

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