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Le ministre des Forêts défend son ministère et l’opposition exige des changements

Des billots dans une cour à bois.

L'industrie forestière génère 60 000 emplois au Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, concède qu’il y a place à l’amélioration dans son ministère, à la suite du reportage d’Enquête remettant en question les pratiques de l’organisation. ll continue toutefois de défendre son équipe.

Le travail de l’équipe de Radio-Canada a mis en lumière des pratiques douteuses qui feraient perdre des millions de dollars en redevances forestières au Québec, parce que l’industrie évalue elle-même la valeur marchande du bois coupé sur les terres publiques.

Il y a eu une amélioration, mais il reste encore du travail à faire; ça, on ne se le cachera pas, a mentionné le ministre Dufour à l’émission Des matins en or. Il y a toujours du travail à faire dans une boîte de 3000 employés et plus. Je peux juste vous dire une chose : il y a beaucoup d’interactions et beaucoup d'améliorations à apporter chaque année.

Pierre Dufour parle durant un point de presse.

Le ministre Pierre Dufour admet qu'il y a des améliorations à faire dans son ministère.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Il indique toutefois que certains éléments ont été simplifiés dans le reportage et que la réalité est plus complexe.

Rappelons que le ministre Dufour avait été sollicité pour une entrevue dans le cadre du reportage, mais qu’il n’était pas disponible pour répondre aux questions d’Enquête.

Les partis d’opposition veulent des changements

Le reportage a aussi suscité de vives réactions de la part de l’opposition à l’Assemblée nationale. 

Le Parti québécois (PQ) dit craindre des représailles des États-Unis en raison du laxisme du gouvernement dans la gestion des forêts publiques. Le député de Bonaventure et porte-parole du PQ en matière de forêts, Sylvain Roy, pense que la situation révélée par Enquête pourrait même ouvrir la porte à une contestation de l’industrie américaine dans le but d’imposer une nouvelle surtaxe sur le bois d'œuvre québécois.

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, est aussi choqué par les révélations du reportage. Son parti demande des actions concrètes. Nous demandons clairement un mandat d’initiative à l’Assemblée nationale pour que la commission parlementaire sur les ressources naturelles se réunisse et fasse la lumière sur cette histoire, comme on l’a fait avec le ministère de l’Agriculture après les allégations de Louis Robert sur l’enjeu des pesticides, indique-t-il.

C’est inacceptable de penser qu’on est encore dans un mode de fonctionnement du temps de William Price.

Une citation de :Sylvain Gaudreault, député du PQ dans Jonquière
Sylvain Gaudreault en entrevue dans son bureau.

Le député Sylvain Gaudreault estime que les révélations du reportage d'«Enquête» sont trop importantes pour être laissées de côté par le gouvernement.

Photo : Radio-Canada

Québec solidaire va dans le même sens et exige une enquête publique. Selon la députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, les lanceurs d’alerte qui ont mené à ces révélations confirment que le ministère est à la solde de l’industrie forestière. La formation politique estime qu’il est temps de revoir un modèle dépassé, 17 ans après la commission Coulombe.

Plus de transparence réclamée

Luc Bouthillier, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt à l’Université Laval, estime lui aussi qu’il faut faire la lumière sur cette situation. Il recommande au gouvernement d’évaluer plus attentivement ses méthodes.

Soyons transparents, parce qu'il y a un gros doute qui a été soulevé et, au fond, c'est un revenu qui revient à tout le monde.

Une citation de :Luc Bouthillier, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt, Université Laval

Jeudi, des syndicats qui représentent des travailleurs du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ont dénoncé la diminution des effectifs pour expliquer les dérives dénoncées dans le reportage.

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