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Agressions sexuelles : un organisme révisera les enquêtes policières d’Edmonton

Le commissariat de la police d'Edmonton vu de l'extérieur.

La police reconnaît avoir réexaminé certains dossiers dans leur intégralité, sans toutefois porter d’autres plaintes que celles déjà existantes.

Photo : Radio-Canada / Codie McLachlan

Radio-Canada

Le Centre d’aide aux victimes d’agression sexuelle d’Edmonton (SACE) fait équipe avec la police pour passer en revue les dossiers liés à des agressions sexuelles et déterminer si les victimes ont été traitées avec respect et sérieux.

Edmonton est une des 20 villes du Canada à avoir entrepris cet examen des dossiers par un organisme qui défend les victimes, explique la directrice générale du Centre d’aide aux victimes d’agression sexuelle d’Edmonton (SACE), Mary Jane James.

L'équipe du SACE a examiné 251 dossiers au cours de deux sessions trimestrielles qui ont débuté en octobre.

Je peux affirmer avec confiance que la plupart de ces dossiers ont été traités de manière appropriée, avec compassion et avec respect pour les victimes, affirme Mary Janes James.

L'année dernière, la branche consacrée aux agressions sexuelles du Service de police d’Edmonton (EPS) a enquêté sur 1111 cas et a déposé 207 accusations.

La directrice du SACE dit avoir repéré certains cas où des accusations n’ont pas été portées alors qu’elles auraient pu l’être au cours de la révision, mais très peu.

Même dans ces cas, le SACE a compris les décisions prises par le Service de police d’Edmonton après avoir pris connaissance de tous les détails du dossier.

La décision d’inculper peut parfois revenir aux victimes ou aux plaignants pour certains dossiers, indique la sergente-chef de la branche des agressions sexuelles de l’EPS, Terrie Affolder. Nous leur donnons un contrôle total. C’est ce dont ils ont besoin dans ce processus.

L’objectif principal de Mary Janes James et de son équipe est de s’assurer que les victimes d'agression sexuelle sont traitées avec dignité et compassion.

Je sais avec certitude que de nombreuses victimes ne sont pas satisfaites de ce qu'elles ont vécu lorsqu'elles ont demandé l'aide de la police, dit cette dernière.

La raison pour laquelle nous voulions que notre organisation s'impliquer dans ce dossier est pour voir si nous pouvions travailler avec l'EPS afin de garantir que de moins en moins de personnes rencontrent ce résultat malheureux et probablement inacceptable.

Une citation de :Mary Jane James, directrice générale SACE

En raison des examens du SACE, certains des enquêteurs ont reçu des suggestions pour améliorer la façon dont ils interagissent avec les plaignants, selon Terrie Affolder.

Le SACE nous fait toutefois remarquer que, parfois, nous ne sommes pas vraiment sympathiques et empathiques parce que nous essayons de rassembler des preuves, indique-t-elle.

La police de Calgary a aussi commencé à effectuer des examens avec un partenaire communautaire il y a deux ans.

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