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Mort de Joyce Echaquan : la communauté de Manawan se tourne vers l’ONU

Une femme tient une photo de Joyce Echaquan.

Des plaintes seront déposées lundi, lors de la Journée internationale des droits des femmes.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

La communauté atikamekw de Manawan compte se tourner vers l’Organisation des Nations unies (ONU) pour qu’elle se penche sur la réalité des femmes autochtones dans la foulée de la mort de Joyce Echaquan.

Le vice-chef au Conseil des Atikamekw de Manawan, Sipi Flamand, a indiqué en entrevue à l’émission Toujours le matin, à Trois-Rivières, qu’une requête sera transmise lundi prochain, en pleine Journée internationale des droits des femmes, à différentes instances onusiennes, dont au rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones.

Je crois que c’est maintenant rendu là, de faire pression au niveau international pour faire connaître le racisme systémique que vivent les Autochtones et les femmes autochtones au Canada, a expliqué Sipi Flamand.

Sipi Flamand a dit déplorer que le gouvernement du Québec n’ait à ce jour pas reconnu la présence de racisme systémique au Québec.

Il a expliqué que si le gouvernement provincial avait adopté le principe de Joyce, élaboré par la nation atikamekw et récemment adopté par l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), le recours aux Nations unies aurait peut-être été écarté.

Le Principe de Joyce

À la suite de la mort tragique de Joyce Echaquan, une Atikamekw, à l'hôpital de Joliette, le Conseil des Atikamekw de Manawan et le Conseil de la Nation Atikamekw ont déposé l'automne dernier un mémoire auprès des gouvernements fédéral et provincial définissant le Principe de Joyce, visant à garantir à tous les peuples autochtones le droit à un accès équitable aux services sociaux et de santé.

La communauté de Manawan est toujours durement éprouvée par la mort de Joyce Echaquan et par les circonstances qui l’entourent.

La colère se ressent encore parmi les membres de la communauté, a indiqué le vice-chef du conseil de la communauté. Beaucoup parlent de justice pour Joyce.

On est dans l'action, dit le ministre Lafrenière

En conférence de presse vendredi, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a signalé avoir pris connaissance de la démarche de Manawan.

Il soutient que malgré tout la position était très, très claire au niveau du racisme systémique, et que le gouvernement du Québec est tout de même disposé à mettre en place des mesures pour améliorer les soins offerts aux Autochtones.

Ce qu'on a dit depuis le début, c'est que ça ne nous empêchait pas d'agir et que ça ne nous empêchait pas d'amener la sécurisation culturelle. On est dans l'action, a-t-il dit.

Nous sommes toujours en contact avec les Atikamekw, a-t-il ajouté lors de la période de questions en anglais. Nous comprenons leur position et ils comprennent la nôtre.

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