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Ensaf Haidar veut être candidate du Bloc québécois dans Sherbrooke

Ensaf Haidar, l'épouse du blogueur Raif Badawi.

Ensaf Haidar, l'épouse du blogueur Raif Badawi, veut se porter candidate bloquiste aux prochaines élections fédérales.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

La femme de Raïf Badawi, Ensaf Haidar, veut se porter candidate bloquiste aux prochaines élections fédérales dans Sherbrooke.

Mme Haidar s’est fait connaître pour son combat pour la libération de son mari, Raïf Badawi, ce blogueur emprisonné depuis neuf ans en Arabie saoudite pour avoir prôné des valeurs libérales.

Elle habite Sherbrooke avec ses trois enfants depuis décembre 2013 après avoir obtenu l’asile politique du Canada, mais n’est cependant pas assurée de pouvoir briguer le poste de députée de la circonscription.

Elle devra selon toute vraisemblance gagner sa place de candidate lors d’une assemblée d’investiture, le candidat bloquiste ayant été défait lors de la dernière élection en 2019, Claude Forgues, ayant déjà manifesté son intention de se représenter.

Ensaf Haidar explique qu’elle a choisi de porter les couleurs de Bloc québécois parce qu’elle aime le Québec.

Le Québec m'a aidée beaucoup. Il m'a soutenue beaucoup, dit-elle.

Elle souligne ressentir beaucoup de gratitude envers le Bloc québécois, qui la soutient depuis des années dans sa lutte pour la libération de son mari et a notamment réussi à faire adopter à l'unanimité à la Chambre des communes en janvier une motion réclamant d’accorder la citoyenneté canadienne à M. Badawi.

Elle affirme également se reconnaître dans le discours souverainiste du Bloc québécois.

Moi, je vois le Québec comme un pays. Parce que quand je suis sortie, quand j'ai voyagé à Ottawa ou en Ontario, je trouve que c'était comme sortir du pays. Le Québec est assez grand pour être un pays. Il a sa culture. Il a sa langue, pense-t-elle.

Ensar Haidar partage également certaines valeurs communes avec le parti bloquiste, elle qui a témoigné en faveur de la laïcité en novembre dernier lors du procès visant à invalider la Loi sur la laïcité de l'État, adoptée en juin 2019 par l'Assemblée nationale.

Le voile, ce n’est pas la religion. […] J’ai quitté [l’Arabie saoudite] parce que c’est difficile pour une femme d’y vivre une vie normale. Je suis musulmane, mais la religion, c’est personnel, avait entre autres déclaré Ensaf Haidar à la Cour supérieure du Québec.

Bémol peut-être à sa candidature, Mme Haidar parle un français difficile, élément qu’elle-même ne considère pas comme un obstacle.

Quand on me parle, je comprends tout, assure-t-elle, disant pouvoir compter sur la possibilité de préparer ses discours. C'est sûr que c'est comme ça que ça se passera pour moi. Je ne vais pas parler sans préparation, maintient-elle.

Mme Haidar avait été courtisée par le Bloc québécois en 2019 lors des dernières élections. Elle s’était cependant désistée, expliquant que ses enfants, déjà privés de leur père, ne pouvaient se passer de leur mère et qu’elle jugeait préférable d’utiliser son énergie pour faire libérer son époux.

M. Badawi, ayant été condamné à dix ans de prison, devrait normalement être libéré en 2022.

Avec les informations de La Presse canadienne

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