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Des étudiants de l’UBC indignés de devoir repasser un examen, car certains ont triché

Une personne travaille sur un ordinateur portable.

La tricherie secoue une classe de l'École de commerce de l'Université de la Colombie-Britannique.

Photo : iStock

Radio-Canada

Plus de 600 étudiants d'un cours de comptabilité de deuxième année à la Sauder School of Business de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) doivent repasser un examen de mi-session. Certains d'entre eux auraient cherché les réponses aux questions sur Internet.

Toute l'affaire survient en raison des instructions qualifiées par les étudiants d'imprécises données par la professeure responsable du cours, Kyla Gunderson. Quelques semaines avant l'examen, celle-ci a expliqué à ses étudiants dans un courriel que l'examen en ligne serait à livre ouvert et qu'ils pourraient utiliser leur manuel, leurs notes et même recourir à Google pour le compléter.

Le 10 février, les étudiants disposaient de deux heures pour cet examen qui compte pour 30 % de leur note finale.

Une semaine plus tard, Mme Gunderson a envoyé un autre courriel informant les étudiants qu’il y a eu de nombreuses fraudes académiques et qu'une enquête formelle était en cours.

La professeure y ajoute : toute personne qui ont utilisé des sites Web externes et ceux qui ont coopéré durant l'examen de mi-session seront sanctionnés en conséquence.

Certains étudiants ont noté que les explications concernant l'usage des ressources en ligne n'étaient pas claires.

Kyla Gunderson a noté que l'utilisation de l'Internet pour y chercher des mots, des définitions ou des formules était bien différente que de s'en servir pour trouver la réponse à une question d'examen.

En tant qu'adulte, j'espère que vous pouvez tous faire preuve de jugement raisonnable pour comprendre que cela [utiliser l'Internet pour trouver la réponse à une question d'examen] est contraire au but d'un examen de mi-session et que cela constitue clairement un cas d'inconduite académique comme stipulé par le plan de cours et le code de conduite de l'UBC, a-t-elle écrit à ces étudiants dans un courriel après l'examen.

La pandémie, une période difficile pour tous

Ils sont nombreux à s’être plaints, sur les réseaux sociaux, d'être contraints de repasser l'examen, affirmant que ceux qui ont réussi l'examen sans tricher sont punis pendant une période déjà stressante d'apprentissage en ligne.

J'ai travaillé dur. J'ai dépensé de l'argent. J'ai pris des heures à me préparer pour la mi-session et maintenant tout est parti, a raconté un étudiant de deuxième année dont l’anonymat sera gardé par souci de répercussions académiques. Je pense que ce n'est pas du tout juste, s’insurge-t-il.

Un bâtiment de la Sauder School of Business.

Plus de 600 étudiants doivent repasser un examen de comptabilité dans leur parcours académique à la Sauder School of Business de l'UBC.

Photo : Radio-Canada / CBC

Les autorités universitaires ont envisagé différentes solutions et ont choisi de faire reprendre l'examen aux étudiants estimant que c'était la solution la plus équitable pour tous.

Bien que nous soyons convaincus que cela représente un fardeau pour les étudiants pendant une période déjà chargée de l'année, ce réexamen clarifiera pour tous les étudiants comment réussir correctement le nouvel examen et garantira des règles du jeu équitables pour évaluer les étudiants, a déclaré, Kin Lo, le doyen associé de l'École de commerce, dans un courriel.

Il a également rappelé aux professeurs de la Sauder School of Business de fournir des instructions et des règles claires avant de commencer tout processus d'examen.

Dans un courriel adressé à la classe, Kyla Gunderson s'est excusée pour ses instructions imprécises. Elle a également promis que si la note finale globale d'un étudiant est meilleure sans cette seconde évaluation de mi-parcours, elle exclura cette dernière de la note finale. La date de la reprise de l'examen n'a pas encore été choisie.

Malgré tout, la professeure a reçu des messages désobligeants et même des menaces. Ce que Kin Lo a condamné, promettant que tous les cas de menace feront l'objet d'une enquête en vertu de la politique de l'UBC .

D'après les informations d'Eva Uguen-Csenge

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