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Une entreprise menacée d’expulsion à Wôlinak

L'extérieur d'une bâtisse en hiver.

L'entreprise Transport Déménagement DEC de Wôlinak est menacée d'expulsion de son local.

Photo : Radio-Canada

Une entreprise de Wôlinak est menacée d'expulsion de son local par le conseil de bande. La raison : elle occupe une partie de l'espace du projet de futur casino. La cause se retrouvera bientôt devant les tribunaux.

La copropriétaire de Transport Déménagement DEC, Martine Bergeron-Milette, est découragée. Elle est en litige avec le conseil de bande de Wôlinak depuis plusieurs mois.

Le local qu'occupe actuellement son entreprise deviendra un casino. Son bail était pourtant toujours valide jusqu’en 2022. Elle a reçu un avis en août dernier lui demandant de quitter les lieux le plus rapidement possible.

Depuis, le conseil a reculé en novembre notamment. Les deux parties n’ont toutefois pas réussi à s’entendre sur une compensation satisfaisante de part et d'autre.

Les tensions ont culminé mardi, quand Martine Milette-Bergeron a reçu un avis d'huissier la sommant de quitter les lieux avant le 5 mars.

C'est ma communauté à moi aussi. Je suis autochtone et ils veulent me jeter à la rue comme ça. Ça n'a juste pas de bon sens, estime Mme Bergeron-Milette.

L’entreprise espère retarder sa relocalisation, le temps d'en arriver à une entente. Sa demande de requête en injonction pour éviter l’expulsion imminente sera entendue mercredi prochain.

Tant que ça va être une offre où moi je vais devoir débourser parce que vous vous voulez que je sorte pour votre casino, ça va être refusé, c'est sûr , souligne la copropriétaire.

Le conseil de bande persiste et signe. Il estime être dans son droit de résilier le bail.

À même le code foncier qui a été adopté, on a la possibilité d'expulser et d'exproprier les gens, indique le directeur général du Conseil des Abénakis de Wôlinak, Dave Bernard.

C'est certain qu'il y a certaines conditions à respecter. Que ce soit un projet de développement communautaire, un hôpital ou une école, explique-t-il. Dans ce cas-ci, c'est un projet de développement communautaire qui est pour et au profit des Abénakis.

M. Bernard souligne que 20 000 $ en compensation ont été offerts. Cette offre a été refusée par Transport Déménagement DEC, selon le directeur général du Conseil des Abénakis de Wôlinak.

L’affaire sera débattue sur le fond en Cour supérieure du Québec le 23 mars prochain.

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