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Les 20 cas suspects en Estrie seraient des variants à 99 %, selon un spécialiste

Une technicienne dans un laboratoire verse du liquide dans une éprouvette.

Il y aurait près de 20 cas suspects de variants de la COVID-19 en Estrie.

Photo : Reuters / Fernando Carranza

Radio-Canada

Selon les dernières informations fournies par la santé publique de l’Estrie, il y aurait près de 20 cas suspects de variants de la COVID-19 dans la région, mais un seul d’entre eux est confirmé. La probabilité que ces cas soient bel et bien des variants frôle les 99 %, selon un spécialiste de l’Institut national de Santé publique du Québec (INSPQ).

Comme l’explique Michel Roger, directeur médical du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ), les premiers tests pour détecter une mutation du virus de la COVID-19 sont effectués dans les régions. Il y a deux tests pour aller chercher les variants. Il y a d'abord le test de criblage qui se fait dans le laboratoire clinique des hôpitaux qui se fait assez rapidement. C’est un [test] PCR standard avec un résultat qu’on obtient dans la même journée, poursuit-il.

Si une mutation est détectée, l’échantillon est par la suite envoyé au LSPQ pour confirmer s’il s’agit bel et bien d’un variant et déterminer duquel il s’agit, celui du Royaume-Uni, du Brésil ou encore d’Afrique du Sud. Ce dernier test prend entre huit et 10 jours, poursuit-il.

En général, ça vient se confirmer dans 99 % des cas qu’il s’agit d’un des trois variants qu’on recherche.

Une citation de :Michel Roger, directeur médical du Laboratoire de santé publique du Québec

Un seul cas de variant confirmé en Estrie

Selon la dernière mise à jour de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), l’Estrie ne compte qu’un seul cas de variant confirmé de la COVID-19 et ce, depuis plusieurs jours. Comme le souligne Michel Roger, la santé publique signale uniquement un cas de variant lorsqu’il a été identifié comme étant soit celui du Royaume-Uni, soit celui du Brésil, soit celui de l’Afrique du Sud.

Pour y parvenir, il peut y avoir jusqu’à 14 jours de délai. C’est un test qui est assez long à faire et qui demande beaucoup de manipulations de l’échantillon en laboratoire. Il y a aussi par la suite beaucoup d’analyses bio-informatiques. [...] Ça nous permet par la suite de comparer les séquences qu’on a avec les bandes de séquences internationales pour permettre d’identifier la lignée du virus et ainsi, le variant comme tel, précise-t-il.

D’ailleurs, l’INSPQ effectue également des tests aléatoires sur environ 10 % des échantillons positifs pour vérifier s’ils ne comptent pas de nouveaux variants.

La santé publique de l'Estrie n'a pas voulu donner de chiffres récents concernant le nombre de variants présumés dans la région. Le nombre de cas présomptifs évolue de jour en jour. Par région, seuls les cas de variants confirmés sont communiqués, indique-t-on dans un communiqué.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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