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Les policiers de Saguenay mieux protégés contre les vapeurs de fentanyl

Une seringue et des pillules.

La consommation d'opioïdes est un fléau au pays.

Photo : Shutterstock / Chirachai Phitayachamrat

Un nouvel équipement de ventilation sera bientôt installé au quartier général du Service de police de Saguenay (SPS) afin d’éviter aux policiers d’inhaler des vapeurs de fentanyl.

L’analgésique opioïde, qui est jusqu’à 300 fois plus puissant que la morphine, est de plus en plus présent sur le marché des drogues illicites. Le nombre de surdoses liées au fentanyl a d’ailleurs explosé au pays.

Les experts s’entendent pour dire que les pompiers, les policiers et les ambulanciers, qui peuvent être exposés à cette substance se présentant sous forme de granules, de comprimés ou de timbres transdermiques, doivent être mieux protégés.

Un avis scientifique en ce sens a d’ailleurs été produit par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal en mars 2017. On y lit que, sous toutes ses formes, le fentanyl est très peu volatil et sans odeur. Les formes poudreuses peuvent être mises en suspension dans l’air et les formes liquides aérosolisées par une action mécanique .

Un ajout à la salle des pièces à conviction

Au SPS, tout le matériel saisi par les policiers, qu’il s’agisse de substances illicites ou d'objets volés retrouvés, est déposé dans la salle des pièces à conviction (exhibits). Ceci inclut les opioïdes, d’où la nécessité d’installer un appareil doté d’une hotte dans lequel la drogue peut être déposée.

Depuis l’arrivée du fentanyl, ça pose des risques à la santé et à la sécurité des policiers qui manipulent ces substances. Si, par exemple, de l’héroïne contaminée au fentanyl est saisie, les policiers seraient à risque et on ne veut surtout pas mettre nos policiers en danger , a expliqué le porte-parole de Saguenay, Dominic Arseneau. Il ajoute que la mise en place des nouveaux équipements viendra répondre aux nouvelles normes en matière de santé et de sécurité au travail.

Un appel d’offres a été publié pour l’acquisition et l’installation de l’équipement, dans lequel les contaminants pourront être entreposés. Il s’agit essentiellement d’un contenant de la taille d’un réfrigérateur. Des modifications devront également être apportées aux lieux physiques, ce qui nécessitera un investissement estimé à entre 27 000 $ et 100 000 $ de la part de la Ville.

Un fléau

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, un groupe de travail a vu le jour en 2017, à l’initiative d’une pharmacienne de Jonquière victime d’une série de vols de médicaments. Le Comité action prévention opioïdes (CAPO), soutenu par le SPS et par le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a été le premier du genre à voir le jour au Québec.

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