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Quand les ministères au service des Autochtones mènent la vie dure aux Autochtones

Un système discriminatoire, disent-ils, où le racisme est parfois subtil, toujours présent. Des fonctionnaires autochtones dénoncent l’hostilité à leur égard au sein des ministères qui portent leur nom.

Une tasse sur laquelle il est écrit kwey, devant un écran d'ordinateur portable.

« Kwei » est une expression qui veut dire « bonjour » dans plusieurs langues autochtones du Québec — avec différentes variantes. On dit « kway » en abénakis, « kwei » en atikamekw, « kuei » en innu, et « kwe » en algonquin et en wendat.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Geneviève Normand

C’était un jour d’été il y a deux ans et demi. Sur un des étages du ministère des Services aux Autochtones, une gestionnaire allochtone a installé au mur une horloge. Mais pas une horloge comme on se l’imagine. Une horloge où les chiffres, censés indiquer l'heure, étaient affichés dans le désordre et où l’inscription Indian Time (l’heure des Indiens) se trouvait derrière les aiguilles.

L’expression anglaise peut être interprétée de différentes façons. Le sens péjoratif signifie être en retard ou ne pas savoir respecter la notion du temps. Il n’en fallait pas moins pour créer l’émoi au sein de l’équipe, en particulier chez les employés autochtones.

Certains se sont sentis vexés. Ils ont dénoncé la situation, la trouvant inappropriée. Malgré cela, la gestionnaire, disent trois sources, a refusé de décrocher l’objet du mur. Le bureau du sous-ministre adjoint a donc dû s’en mêler. L’horloge a finalement été retirée. Même le sous-ministre en poste à l’époque avait été avisé de l’incident.

Des situations où les employés autochtones se sentent discriminés en raison de leur identité sont monnaie courante au sein des deux ministères canadiens responsables des affaires autochtones, selon de nombreux employés, ex-employés et aînés qui ont partagé sous le couvert de l’anonymat leur expérience. Radio-Canada a accepté de taire leur identité parce qu’ils craignent des représailles.

Un autre exemple. Un employé inscrit au registre des Indiens, que nous appelons Jeremy*, affirme avoir souvent eu l’impression de ne pas pouvoir être à la fois fonctionnaire et autochtone au sein des ministères.

Il allègue qu'un gestionnaire allochtone, qui s'était un jour présenté à lui comme fièrement blanc, lui a déjà demandé de mettre son identité autochtone de côté lorsqu’il se présente au travail.

Jeremy soutient que les situations de harcèlement, d’intimidation et de discrimination contre lui ont été répétitives au point où ce climat de travail, dit-il, a causé la destruction complète de sa santé physique et mentale.

Ces gens-là m’ont enlevé mon esprit de bon vivant. J’étais le gars qui faisait rire tout le monde. J’étais le gars qui aimait son travail. [...] Le bon vivant, il n’est jamais revenu.

Une citation de :Jeremy

Un troisième exemple. Il y a très longtemps, la carrière du jeune Gilbert* prenait son envol. À peine venait-il de terminer ses études universitaires qu’il avait dans sa mire un emploi au ministère des Affaires autochtones. Il a postulé et, au terme d’un processus de sélection, n’a pas obtenu l’emploi convoité.

Aujourd’hui, Gilbert se souvient encore précisément des mots choisis par la gestionnaire de l’époque pour le lui annoncer. Jamais je ne vais donner une permanence à un Indien, lui aurait-elle dit derrière des portes closes, et sans témoin. Une phrase que le temps n’a pas effacée.

J’avais trouvé ça épouvantable, raconte-t-il.

Le racisme à l’endroit des employés autochtones ne date pas d’hier au sein des ministères au service des autochtones. S’il est présent aujourd’hui de haut en bas, disent nos sources, il a pris racine longtemps avant 2017, alors que le gouvernement scindait en deux le ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada pour créer Services aux Autochtones (SAC) et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC).

La division en deux du ministère d’origine visait à se débarrasser des structures coloniales, disait à ce moment-là le premier ministre Justin Trudeau. Mais les employés autochtones soutiennent que cette décision politique n’a pas changé grand-chose à la culture interne.

Trudeau, la rockstar

Pourtant, au moment de dissoudre les Affaires autochtones, les fonctionnaires issus des Premières Nations, métis et inuit avaient encore l'espoir d’un vent de changement.

Justin Trudeau en était à son mi-mandat. Deux ans plus tôt, lorsque le gouvernement est passé du bleu au rouge, Jeremy se rappelle que lui et ses collègues autochtones buvaient les paroles du nouveau premier ministre qui souhaitait instaurer une relation de confiance et de respect avec les Autochtones.

Quand Trudeau est arrivé, pour nous, pour tous les Autochtones, ç'a été comme une rockstar qui arrivait, raconte-t-il. Il voulait améliorer notre sort. Nous autres au ministère, en 2015, on flottait sur un nuage.

Aujourd’hui, six ans plus tard, l’employé et ses collègues cherchent toujours les signes de cette réconciliation promise. De toute évidence, ils ne la trouvent pas derrière la porte des ministères au service des Autochtones. En cause, selon eux : les profondes racines coloniales du ministère ainsi que le fossé entre la classe politique et les fonctionnaires dans les ministères.

 Le premier ministre avait alors affirmé son intention d'abroger la Loi sur les Indiens, un « legs d'une ère coloniale ».

Photo prise lors d'une rencontre entre le premier ministre du Canada Justin Trudeau et une dizaine de chefs autochtones du Conseil tribal File Hills Qu'Appelle à Fort Qu'Appelle, en Saskatchewan, en avril 2016.

Photo : Reuters / David Stobbe

Le premier ministre semble avoir des idées parfaitement claires de ce qu’il souhaite accomplir au Canada avec les peuples autochtones, explique en entrevue Mac Saulis, un aîné malécite érudit. Ces mêmes idées parfaitement claires, poursuit-il, ne sont toutefois pas appliquées à travers les divers échelons de la fonction publique.

Mac Saulis est le seul à accepter de témoigner à visage découvert derrière son écran. Le retraité a fait carrière en tant que professeur de travail social dans trois universités canadiennes. Aujourd’hui, il agit à titre d’aîné autochtone pour accompagner et orienter les employés fédéraux. Ses services sont parfois retenus par d’autres secteurs de la fonction publique pour participer à des cérémonies, à des conférences ou à des rencontres.

Une autre aînée autochtone, appelons-la Theresa*, partage le même avis que son homologue. Mais elle ne passe pas par quatre chemins pour l’exprimer : Les [bottines] ne suivent pas les babines, dit-elle en référence à la différence qu’elle dit observer entre la volonté politique et la volonté administrative.

Theresa est une aînée autochtone respectée décrite comme étant une guérisseuse hors pair. Elle accompagne les employés fédéraux dans leur quête de soutien et de conseils spirituels. Elle aussi, comme bien d’autres, remarque une incohérence entre le message du gouvernement Trudeau et ce qui se passe réellement au sein des ministères.

Tu as l’agenda du premier ministre qui dit ces belles choses-là, mais tu as encore des gens avec du pouvoir qui ne sont pas avec la même mentalité.

Une citation de :Jeremy

Aux yeux de Jeremy, la hiérarchie ministérielle y joue pour beaucoup. On veut toujours cacher au niveau plus haut ce qui se passe plus bas, explique-t-il. Si les niveaux plus hauts ne sont pas au courant de ce qui se passe, on les laisse croire que tout va bien en bas.

Les témoignages recueillis par Radio-Canada permettent de jeter un peu de lumière sur ce qui se passe en bas.

C’est devenu tellement accepté de discriminer, de harceler ou de refuser des promotions ou quoi que ce soit à des Autochtones que c’est devenu normal, affirme Jeremy, qui dit ne plus compter les fois où il a été victime de racisme.

Ils n’aiment pas les Français et ils n’aiment pas les Autochtones, ces gens-là. C’est clair dans la façon dont ils interagissent avec nous. Mais moi, ça s’adonne que je suis les deux.

Une citation de :Jeremy

Les employés autochtones se sentent marginalisés et dévalorisés même dans les programmes censés répondre aux besoins des peuples et des communautés autochtones, renchérit Mac Saulis. [Les employés autochtones] souffrent, sont démolis et sont démunis, se désole-t-il. Et s’ils osent s’absenter du travail à cause de leur souffrance, ça revient contre eux. J’ai été impliqué dans des cas où même des processus officiels, comme des plaintes à la Commission des droits de la personne, ont mis 11-12 ans à se régler.

Mac Saulis.

L’aîné malécite Mac Saulis, qui côtoie fréquemment les fonctionnaires autochtones, constate que plusieurs d’entre eux se sentent marginalisés au travail.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

Les Autochtones peu représentés dans les rôles clés

Une des formes les plus évidentes de discrimination, selon nos sources, consiste en un manque de représentativité aux échelons supérieurs. Si tu regardes la répartition des personnes autochtones au ministère, explique un employé, tu as des Autochtones dispersés dans des postes administratifs ou au bas de l’échelon.

Gilbert, le diplômé qui s’était vu refuser un emploi à la fin de ses études, a fini par se tailler une place au ministère. Il connaît très bien les rouages de ce qu’il appelle la machine fédérale.

Faites le tour des bureaux régionaux et vous allez voir qu’il n’y a pas grand Premières Nations dans les comités de gestion, dit-il d’une voix franche et assumée. Puis, il n’y a pas d’imputabilité.

Une citation de :Gilbert

Dans les faits, les Autochtones au sein de ces ministères sont à ce jour minoritaires et peu nombreux à occuper des postes décisionnels. À Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, 9,8 % des employés autochtones sont cadres supérieurs, ils sont 23 % aux Services aux Autochtones Canada.

Par ailleurs, les deux ministères n’ont pas précisé leur cible d’embauche actuelle. Ils se sont limités à affirmer qu’une meilleure représentation des peuples autochtones est un objectif ministériel important. Dans les années 1990, l’agence fédérale souhaitait que les Autochtones composent à terme au moins la moitié de son effectif. Un vœu pieux, disait une employée à propos de cet objectif de 50 %.

Les statistiques suivantes sur la représentation autochtone sont à prendre avec un grain de sel, puisque les fonctionnaires fédéraux ne sont pas tenus de remplir le formulaire de déclaration sur l’équité en matière d’emploi.

Parce que, oui, selon Theresa, des employés fédéraux refusent de s’identifier comme étant Autochtones au travail par crainte d’être jugés, non respectés ou relégués dans des rôles subalternes. Ce que j’ai remarqué un peu partout, dit-elle, c’est que l’employé autochtone, on lui donne un emploi et on le met dans un petit coin.

C'est un secret de polichinelle à l'interne, nous dit-on, qu'il y a peu d'opportunités, sinon aucune, pour les employés qui souhaitent se développer professionnellement. De multiples sources dénoncent le manque de possibilités d’avancement et la faible représentation autochtone dans les postes d’influence. Parmi elles, Claudia*, une autre employée autochtone dont nous taisons l’identité.

Il y a manifestement des inégalités dans le système, sinon il y aurait beaucoup plus de personnes racisées dans les postes de niveau supérieur, explique-t-elle.

La fonctionnaire a même l’impression que certains collègues allochtones – pas tous – profitent de la vocation des ministères pour faire avancer leur propre carrière. Parce qu’après un passage aux Affaires autochtones, dit-elle, ils deviennent des fonctionnaires dont la feuille de route est plus complète.

Les gens qui sont aux Affaires indiennes dans les hautes sphères ne connaissent pas les communautés. Ce sont des gens carriéristes. Il n’y a aucune obligation dans les contrats de gestion des cadres d’améliorer la prestation de services. C’est lourd. C’est nécrosé. C’est sclérosé.

Une citation de :Gilbert

Si certains rejoignent les ministères pour garnir leur curriculum vitae, comme certains allèguent, d’autres y voient réellement une occasion de faire avancer la cause autochtone. C’est le cas de Richard*, un employé, qui affirme qu'il faut avoir le dos large pour travailler aux Affaires autochtones en tant qu'Autochtone.

C’est vraiment une place terrible pour plusieurs employés autochtones et plusieurs ne restent pas longtemps, dit-il. Mais peu importe ce que j’endure, je vais rester là pour améliorer la vie de ma famille et des membres de ma communauté. Quand le harcèlement est vraiment grave, c’est difficile. Mais je continue, parce que qui d’autre le ferait à ma place?

De l’huile et du vinaigre

Ce qu’il manque à la recette pour un milieu de travail respectueux des Autochtones, croit Theresa, c’est de la sensibilité. Ou bien de la compétence culturelle, pour reprendre les termes exacts d’un fonctionnaire. Dans les ministères au service des autochtones, affirme l’aînée, on ne comprend pas la culture et la manière de fonctionner d’un Autochtone.

Cette dernière fait d’ailleurs une distinction entre l’employé autochtone qui vient de la ville et qui connaît peu ou pas sa culture – celui qu’elle caractérise comme étant colonisé – et celui qui a grandi en communauté. Au gouvernement, soutient-elle, ça prend des personnes qui sont au courant de la culture et qui ont vécu la culture.

Nos sources ont toutes souhaité un milieu de travail qui soit davantage le reflet des Autochtones. On veut impliquer la culture, la spiritualité et les traditions dans la réconciliation, affirme Jeremy, qui dit constater une disparité profonde entre la façon de faire autochtone et celle mise de l’avant dans les ministères.

Eux arrivent avec leur approche bureaucratique blanche non traditionnelle, explique-t-il. Une méthode diamétralement opposée à ce que lui et ses collègues désirent. Les deux, dit-il, c’est de l’huile et du vinaigre.

Le problème, c’est que tu as une gestion blanche qui opère d’une certaine façon et tu as des employés autochtones traditionnels, culturels, qui veulent vivre leur culture.

Une citation de :Jeremy

Chose certaine, croit Mac Saulis, l’appareil gouvernemental devra effectuer un changement de cap radical s’il souhaite adopter une approche sensible aux Autochtones. Je pense que le plus grand défi de la fonction publique est de se départir des façons de faire qui sont profondément ancrées, dit-il.

L’héritage que traînent les ministères des Autochtones joue certainement un rôle dans le climat de travail actuel, selon des experts en la matière.

Je ne peux pas commenter sur la culture interne de ce qui se passe, affirme Sébastien Girard-Brodeur, historien et professeur à l’École d'études autochtones à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Mais ce qui est clair, c’est que ces structures-là sont issues directement de structures qui elles-mêmes sont fondamentalement coloniales et discriminatoires de par leurs visées même. Alors on a beau essayer de les rediriger, c’est sûr qu’il doit y avoir des lourdeurs systémiques.

L’historien et sociologue Denys Delâge, qui a longtemps étudié l'histoire des Autochtones avant de prendre sa retraite, abonde dans le même sens. Il y a au moins un siècle de traitement des Autochtones comme des enfants et des irresponsables, dit-il. Ça ne se peut pas qu’une institution qui a eu ces politiques pendant un siècle n’ait pas gardé des traces de son mal-faire.

Tant qu'il n'y aura pas d'efforts concertés, l'idée d’en arriver à la réconciliation n'est qu'un rêve. C'est tout ce que j'ai à dire.

Une citation de :Mac Saulis, aîné autochtone et professeur à la retraite

Progrès et optimisme, répond la haute direction

Dans une entrevue conjointe virtuelle, des hauts responsables des ministères des Services aux Autochtones et des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada ont réagi aux propos soulevés par les employés, ex-employés et aînés autochtones. Les deux ont reconnu les défis internes, mais ont dit se réjouir de l’accent mis sur l’inclusion et la diversité au sein de leurs ministères respectifs.

Appelée à réagir à quelques-uns des témoignages contenus dans cette enquête, la sous-ministre déléguée des SAC Valérie Gideon a dit ne pas être surprise. On sait qu’il y a du racisme et de la discrimination à travers les systèmes fédéraux, provinciaux, et territoriaux, a-t-elle affirmé. Tout le pays confronte la situation actuellement.

Elle-même Autochtone, la gestionnaire a reconnu qu’il y a encore du travail à faire pour répondre aux attentes de tous les employés et a voulu mettre de l’avant les récentes initiatives développées par son ministère, y compris le plan stratégique auquel, dit-elle, des milliers d’employés autochtones ont participé. La sous-ministre déléguée a par ailleurs affirmé qu’une formation sur la compétence culturelle est dorénavant obligatoire pour tous les employés depuis bientôt un an.

On n’a jamais vu de langage si fort que ça au niveau de la fonction publique, affirme la haute fonctionnaire micmaque en parlant des efforts d’inclusion dans les milieux de travail fédéraux. Cette dernière croit que la volonté politique d’améliorer le sort des peuples autochtones fait son chemin dans l’appareil administratif, en dépit de ce que plusieurs croient.

On sait que les employés autochtones à travers plusieurs années ont rapporté plus d’incidents à propos de la discrimination que la moyenne des employés fédéraux.

Une citation de :Valérie Gideon, sous-ministre déléguée des Services aux Autochtones

Son collègue aux RCAANC, Daniel Quan-Watson, a d’ailleurs évoqué en entrevue la nomination de son homologue autochtone pour souligner les progrès de la fonction publique en ce qui a trait à la diversité et à l’inclusion. On fait des changements importants, dit-il. Mais est-ce que le quotidien des gens qui ont vécu ce qu’ils ont vécu changera d’un jour à l’autre? Absolument pas. Mais est-ce que la tendance est là et claire? Oui.

Le haut responsable affirme que le racisme systémique existe au sein de son organisation. Selon lui, l’analyse des problèmes et le développement des solutions doivent passer par un processus inclusif.

Daniel Quan-Watson a dit d’entrée de jeu avoir l’impression que les employés de son organisation sont très contents de travailler à l’intérieur de son ministère. Il a également reconnu que des employés autochtones se sentent discriminés dans le cadre de leur vie professionnelle.

Quant à la représentation autochtone, même si les deux ministères affichent des taux en deçà de 50 %, les deux responsables ont mis de l’avant les efforts et les progrès réalisés ces dernières années.

Au sein de notre ministère, dit Valérie Gideon, on vise une représentation, bien sûr, qui serait plus élevée. [...] On a encore un écart, mais on fait beaucoup de progrès.

Son collègue Quan-Watson, tout en reconnaissant l'importance de relever ce défi, souligne que, malgré tout, la représentation des Autochtones au sein de son ministère équivaut à entre deux et trois fois leur poids dans la population générale. Cette situation, souligne-t-il, est le fruit d'efforts importants.

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