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Un congé de maternité contre vents et marées pour Catherine Dorion

Catherine Dorion et sa petite fille

Catherine Dorion et sa petite fille.

Photo : Catherine Dorion

La députée solidaire de Taschereau est de retour de son congé de maternité. Maman pour la troisième fois, Catherine Dorion revient sur les six derniers mois loin des projecteurs, mais remplis de défis, dont l'hospitalisation et la chirurgie à cœur ouvert de son poupon.

La députée raconte que six semaines après l'accouchement, son médecin a entendu un souffle au cœur de son bébé.

Le diagnostic tombe peu après : son enfant est atteinte d'une communication interventriculaire. Un gros trou dans le milieu du cœur qui dérègle tout le système. C'est comme si elle venait de courir 500 mètres constamment, vulgarise la maman.

Les cardiologues évoquent la possibilité d'une chirurgie à cœur ouvert, des risques de problèmes neurologiques, une faiblesse au cœur permanente ou pire encore, la mort. C'est les larmes, c'est l'insomnie. Il fallait que je reste forte, témoigne la députée, soulignant le courage de son conjoint et ses deux filles à la suite du diagnostic.

La seule chose que je peux faire, c'est de penser à tous les parents qui sont passés à travers ça et à ceux qui sont passés à travers bien pire que ça, témoigne Catherine Dorion.

Des fleurs à notre système de santé

L'équipe médicale tranche finalement pour une chirurgie à cœur ouvert.

La petite fille de Catherine Dorion se fait opérer quelques jours avant Noël. On amène notre petite chose d'amour à l'anesthésiste, qui la prend, puis ils s'en vont. Mon [conjoint] et moi, on s'en va vivre les 3-4 heures les plus stressantes de notre vie. Si j'avais pu m'anesthésier durant ce moment-là, je l'aurais fait.

L'opération est un succès. La réhabilitation s'amorce.

Un bébé allongé sur un lit d'hôpital avec des tubes dans la bouche.

La petite fille de Catherine Dorion, après son opération à cœur ouvert

Photo : Radio-Canada

Le bébé est sous sédation et sous respirateur pendant des jours.

Lors d'un rendez-vous récent, le cardiologue annonce aux parents que cette histoire est derrière eux.

On a passé par toutes les émotions, mais on était entouré de professionnels. En plus de s'assurer de l'état de santé de l'enfant, en même temps, ils s'occupaient de nos cœurs de parents qui s'en allaient vraiment dans tous les sens. On a à notre service parmi les meilleurs professionnels en santé du monde, raconte Catherine Dorion.

À aucun moment, on ne nous a fait comprendre que toute cette affaire-là, ça coûtait cher. Ton petit bébé, que tu sois caissière, coiffeuse, PDG de compagnie, députée, prof au primaire, sur l'aide sociale, il va avoir droit à ça, se réjouit-elle.

Tramway

Le retour à la vie de politicienne est pour cette semaine.

Si la députée dit être restée à l'écart des médias en raison des événements des derniers mois, elle assure que la question du tramway sera l'une de ses priorités.

Elle reproche à la CAQ de retarder le projet et de favoriser la grande région de Montréal dans son projet de REM.

Je me rappelle que quand la CAQ a été élue, elle disait qu'elle était un gouvernement des banlieues. Là, on est en train de se demander si c'est un gouvernement des banlieues ou un gouvernement du 450.

Une citation de :Catherine Dorion, députée de Taschereau

Les gens veulent le projet. Les gens des banlieues attendent un projet qui va venir les chercher jusqu'à chez eux, et il faut qu'il soit livré rapidement.

La CAQ travaille actuellement à la proposition d'un nouveau tracé qui desservirait mieux, selon elle, les banlieues.

Est-ce que c'est encore un nouveau prétexte [pour retarder le projet]? Est-ce que vous pensez vraiment aux bienfaits et aux bénéfices des gens des banlieues de Québec? C'est une question qui doit être posée et j'ai hâte de poser ces questions-là en chambre.

Mauvaise lecture?

La députée reproche aussi à la CAQ d'être arrogante envers les citoyens de Québec en raison de bons sondages dans la région.

La CAQ voit Québec comme une ville de droite et de banlieues. Dans leur tête, la droite pis les banlieues, c'est à eux et ils n'ont pas besoin de prendre soin de ça, dit la députée.

Catherine Dorion estime que les gens de Québec peuvent virer de bord rapidement lorsqu'ils sentent qu'on ne les a pas respectés. À un moment donné, ça va se manifester, conclut Mme Dorion.

Avec la collaboration d'Olivier Lemieux

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