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De 2000 à 4000 cas par jour au Québec si les mesures ne sont pas suivies

Jumelé à un retard dans la vaccination, un assouplissement pourrait causer une vague encore plus importante que celle vécue en janvier.

Une infirmière portant un masque et une visière effectue un prélèvement.

Le variant du coronavirus découvert au Royaume-Uni, plus transmissible, pourrait devenir la souche prédominante au printemps.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

De nouvelles projections de l’Institut national de la Santé publique du Québec (INSPQ) anticipent une augmentation significative des cas de COVID-19 reliés à un variant du coronavirus plus transmissible, particulièrement dans le Grand Montréal.

Si le nombre de cas continue de baisser depuis les derniers jours au Québec, l'INSPQ estime que cette diminution pourrait dissimuler une montée graduelle des cas liés à un variant plus transmissible au Québec.

Cette plus récente modélisation prend en compte le fait que le variant B.1.1.7 ayant émergé au Royaume-Uni, et qui a été détecté au Québec, est de 1,4 à 1,9 fois plus transmissible et a un effet de 1,1 à 1,5 fois plus grave (risque d’hospitalisation ou de décès par cas) que la souche initiale. Ce variant pourrait devenir la souche prédominante au printemps, indique l’INSPQ dans son plus récent rapport.

Ces projections tiennent également compte de l’incertitude concernant les contacts sociaux pendant la semaine de relâche et le retour en classe des jeunes, mais n’incluent pas les assouplissements annoncés mercredi par le gouvernement. Le premier ministre François Legault a averti que les risques d'une troisième vague étaient bien réels.

Selon l’INSPQ, seule une forte adhésion aux mesures sanitaires (100 % de réduction des visites dans les domiciles et peu de contacts dans les commerces, les sports et les loisirs) pendant et après la semaine de relâche permettrait de maintenir les nombres de cas, d’hospitalisations et de décès à un niveau stable jusqu’à la fin du mois d’avril.

En fait, si les mesures sanitaires étaient légèrement assouplies ou moins respectées, le nombre de nouveaux cas quotidiens dans le Grand Montréal pourrait facilement dépasser les 2000 cas par jour, voire les 4000 cas quotidiens en avril et mai.

Graphiques.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Évolution de la pandémie dans le Grand Montréal avec un variant plus transmissible

Photo : INSPQ

Les autres régions du Québec pourraient connaître une légère augmentation des infections; le nombre de nouveaux cas pourrait osciller entre 500 et 750 cas, avec une adhésion moyenne aux mesures sanitaires.

L’INSPQ considère que la transmission communautaire des variants à l’extérieur du Grand Montréal est relativement faible pour l’instant. Ces projections pourraient toutefois changer si le variant se propageait à l’extérieur de la métropole.

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Évolution de la pandémie à l'extérieur du grand Montréal avec un variant plus transmissible

Photo : INSPQ

Et plus il y aura de contacts dans les commerces, les sports et les loisirs, plus les cas augmenteront de façon exponentielle, avertit l’INSPQ.

Ces prévisions de l'INSPQ sont légèrement plus pessimistes que celles présentées à la mi-février, lorsque les variants commençaient à être détectés.

Depuis, le Québec a confirmé 137 cas liés à un variant du coronavirus. Plus de 1300 cas de COVID-19 sont présentement à l'étude et pourraient être dus à un variant.

La campagne de vaccination ne sera pas suffisante pour maîtriser cette nouvelle montée du nombre de cas liés à un variant, avertit également l'INSPQ. En ce moment, moins de 6 % de la population a été vaccinée.

L'INSPQ estime toutefois que la hausse du nombre d'hospitalisations et de décès pourrait être moins importante, puisque de plus en plus de Québécois sont vaccinés. Rappelons que le vaccin contre la COVID-19 permet d’atténuer les symptômes les plus graves de la maladie.

Le 19 février dernier, l’Agence de la santé publique du Canada avertissait elle aussi que la multiplication des cas liés à des variants plus transmissibles risquait de provoquer une troisième vague. Le nombre de nouveaux cas au Canada pourrait facilement dépasser les 10 000 par jour d'ici la fin mars, même avec les mesures de santé publique actuellement en place.

Les modèles présentés en Ontario montrent que cette province pourrait recenser de 5000 à 6000 nouveaux cas par jour d'ici la fin mars, à cause du variant britannique.

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