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Quoi faire ce week-end alors que la neige disparaît dans le sud de l’Ontario

Le mur d'une bâtisse sur Loretto Lane est couvert de graffiti artistiques.

Toronto est réputée pour les fresques de graffitis dans ses ruelles.

Photo : Isabelle Gobeil

Si vous avez abandonné l’idée de parfaire votre coup de patin cet hiver (c’est le cas de l’autrice), si votre luge est rendue usée par la terre glacée des parcs de votre quartier, ou si vous avez seulement envie de changer d’air tout en respectant les consignes sanitaires de votre région, voici quelques types d'activités qui pourraient vous intéresser.

Ces activités existent toutes à plusieurs endroits en Ontario. Nul besoin de changer de zone.

Chasse au trésor techno (Géocaching)

Le géocaching, très populaire au début des années 2000, regagne en gloire 20 ans plus tard. Il s’avère être une activité parfaite à faire en famille ou en solo, autant pour les petits et leurs parents, été comme hiver — et en pleine pandémie.

Il s'agit d'une sorte de chasse au trésor qui consiste à trouver des caches dispersées dans une multitude lieux en se laissant guider par un GPS. Vos enfants auront donc l’occasion de faire une activité sportive sans avoir à laisser leur téléphone de côté !

Une fois la cache découverte à l’aide d’indices, les participants inscrivent leurs noms dans le registre qui s’y trouve.

Chris Ronan, directeur des relations publiques du site geocaching.com, affirme que l’intérêt pour le géocaching a augmenté de manière significative dans les derniers mois.

Une carte virtuelle montrant des centaines de points verts, bleus et jaunes, indiquant des caches actives.

Selon Chris Ronan, il y a actuellement plus de 5 000 géocaches actives dans un rayon de 60 km depuis le centre de Toronto.

Photo : geocaching.com

Pour les individus et les familles, le géocaching est un moyen peu coûteux et efficace de sortir et d'explorer tout en maintenant une distance sociale adéquate pendant la pandémie, indique-t-il.

Il est bon de savoir que nous pouvons apporter une contribution positive à la vie des gens pendant cette période difficile.

Une citation de :Chris Ronan, directeur des relations publiques du site geocaching.com

Selon Chris Ronan, il y a actuellement plus de 5 000 géocaches actives dans un rayon de 60 km depuis le centre de Toronto. Gardez l'œil ouvert, peut-être croisez-vous une cache sans le savoir tout près de chez vous.

Observation d’oiseaux

Comme les oiseaux ne connaissent, ni les frontières, ni les régions soumises à différentes directives liées à la COVID-19, l’observation de ceux-ci est accessible dans tous les coins de la province. Et il n’est pas toujours nécessaire de posséder des lunettes d’approche.

Justin Peter est membre de l’Ontario Field Ornithologists, une organisation fondée en 1982 vouée à la découverte et à la conservation des oiseaux de l'Ontario. Il est aussi ornithologue et naturaliste professionnel.

Il dit avoir constaté un intérêt accru sur la page Facebook du groupe Ontario Birds dont il est le gestionnaire.

Entre mars et juin 2020, des centaines de nouveaux membres se sont joints au groupe, estime-t-il.

Un Merle d'Amérique mâle mange des fruits en hiver

Par exemple, le mois de mars est une période propice à l'observation du Merle d'Amérique.

Photo : Jacques Bouvier

Le mois de mars est une période propice à l'observation des oiseaux puisque l’absence de feuilles dans les arbres peut faciliter le repérage et aussi parce qu’il s’agit de la période nidification de certaines espèces.

On à la Buse à queue rousse. C’est un oiseau qui niche partout dans le sud de l'Ontario et actuellement ils sont en train de construire leur nid. […] Dans les endroits ruraux, on pourra peut-être entendre les cris de Grands Ducs et les femelles couvrent déjà les œufs, indique l'ornithologue.

M. Peter ajoute à cette liste les alouettes hausse-col, les Merles d’Amérique, les sauvagines, les canards et les Cygnes siffleurs. Selon lui, s’il n’y a pas une immense variété d’oiseaux à observer en ce moment, le plaisir réside dans l’observation attentive de leurs comportements une fois qu’on a su les repérer.

L’ornithologue et naturaliste professionnel recommande l’application eBird.org afin d'identifier les variétés qu’on sera susceptible de voir à l’endroit choisi. Cet outil répertorie les observations que d’autres ornithologues ont faites précédemment à un endroit donné et à une période précise de l’année.

On peut aller voir sur eBird où sont les hotspots […] pour ne pas gaspiller son temps et pour aller directement aux bons endroits.

Une citation de :Justin Peter, ornithologue et naturaliste professionnel

Des sites comme celui de l’Office de la protection de la nature sont aussi un bon point de départ pour connaître les endroits les plus propices près de chez vous. Certains de ces lieux acceptent les chiens, à condition qu’ils soient tenus en laisse.

Exploration des graffitis et des murales

Toronto est réputée pour les graffitis de ses ruelles. Véritables galeries d’art à ciel ouvert, cet art public s’étend bien au-delà des allées étroites torontoises.

Le joueur des Raptors Kawhi Leonard a été immortalisé sur une murale à Toronto.

L'ancien joueur des Raptors Kawhi Leonard immortalisé sur une murale à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Toute surface assez grande peut avoir été choisie pour laisser place à l’imagination et à l’expression, et ce, jusque sous les structures routières et les boîtes électriques de signaux de circulation qu’on retrouve aux coins des rues de la ville.

Une carte interactive (Nouvelle fenêtre) est disponible sur le site de la ville de Toronto. Celle-ci vous permet de connaître l’artiste ainsi que le message de l'œuvre que vous êtes en train de contempler.

Cet art public n'est pas réservé qu’à la Ville Reine. Dans de nombreuses municipalités, des murales racontent des histoires. De Hamilton à Kingston, en passant par Peterborough et Southampton, il suffit de chausser de bonnes bottes et d’ouvrir l'œil pour profiter de ces spectacles d’arts permanents.

Le site MuralRoutes.ca (Nouvelle fenêtre) répertorie des milliers de murales dignes d’intérêt dans tout le pays, dont des centaines en Ontario.

Admirer les chutes et les cours d’eau

Il n’y a pas que la région du Niagara qui vous offre une panoplie de chutes à admirer hiver comme été.

Que ce soit le long de la rivière Humber ou aux abords de la Don Valley à Toronto, les nombreux lacs et cours d’eau qui coulent en Ontario valent souvent le détour. Particulièrement en hiver lorsque la glace s’ajoute au spectacle original.

Nul besoin de s’approcher trop près des plans d’eau (qui ont déjà amorcé leur dégel) pour prendre de belles photos!

Parcs Ontario vous accueille

La simple randonnée reste l’activité la plus pratiquée depuis la pandémie. Selon Jeff Brown, spécialiste principal du marketing, Parks Ontario a enregistré des chiffres records, avec plus de 11 millions de visiteurs pour la fréquentation quotidienne et le camping au cours de l’année 2020.

Le volume élevé des réservations au début [cette] année laisse penser que cette tendance va se poursuivre, a-t-il fait savoir par courriel à Radio-Canada.

La visite des parcs provinciaux est un bon moyen de sortir à l'extérieur pour améliorer la santé mentale et physique, d'autant plus que les Ontariens passent plus de temps à l'intérieur. Nous constatons que nos visiteurs sont désireux de passer du temps à l'extérieur en toute sécurité.

Bien qu’un grand nombre des installations et des services habituels soient accessibles, certaines activités sont annulées en conformité avec les mesures de santé publique. Une petite visite virtuelle sur le site web de Parcs Ontario (Nouvelle fenêtre) au préalable vous permettra d’éviter de mauvaises surprises ou déceptions lors de votre visite en présentiel.

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