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Un camp d'entraînement différent pour l'équipe canadienne de hockey féminin

Les joueuses sont réunies à Halifax jusqu'au 7 mars en préparation pour le championnat mondial qui aura lieu en mai.

Des joueuses se débattent pour la rondelle. Minnamari Tuominen (no 15), Ann-Sophie Bettez (no 39) et Noora Raty (no 41)

L'équipe canadienne lors d'un match contre la Finlande, l'an dernier. Ann-Sophie Bettez, au centre, est heureuse de reprendre l'entraînement.

Photo : La Presse canadienne / Jussi Nukari

François Le Blanc

L'équipe canadienne de hockey féminin poursuit son entraînement à Halifax, en prévision du championnat mondial. Le camp d'une durée de sept jours permet de travailler des facettes précises du jeu, mais les conditions sont très différentes des autres camps du genre.

La fédération internationale et Hockey Canada ont confirmé, mercredi, que l'événement aura lieu du 6 au 16 mai à Truro et à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Au moins, les joueuses ont eu une bonne nouvelle et ça mettra un peu de concret dans leur préparation.

Le simple fait de s'entraîner réjouit les membres de l'équipe nationale.

Avec tout ce qui se passe dans le monde, fait remarquer Ann-Sophie Bettez, nous sommes chanceuses et choyées de pouvoir nous entraîner avec les meilleures essentiellement.

Ann-Sophie Bettez.

Ann-Sophie Bettez.

Photo : Radio-Canada

Le camp se déroule dans des conditions très strictes à Halifax.

Les joueuses sont isolées dans leur chambre et ne sortent que pour les entraînements. Même si leur hôtel est à côté de l'aréna, elles doivent y aller en autocar pour éviter tout contact avec la population.

Des pictogrammes pour dire aux gens de respecter des files à l'intérieur de l'aréna.

Le Centre Scotiabank, à Halifax, accueille le camp d'équipe Canada (archives).

Photo : Radio-Canada / Héloïse Rodriguez-Qizilbash

C'est sévère, mais ce sont les conditions imposées par la santé publique néo-écossaise.

Dès qu'on doit descendre, en bas, on est prête! Il n'y a vraiment personne en retard parce qu'on est excitée d'y aller, ajoute l'attaquante originaire de Sept-Îles, au Québec. C'est vraiment le fun. C'est certain que ce n'est pas idéal, mais on est contente d'avoir la possibilité de le faire.

L'attaquante du Canada Ann-Sophie Bettez est repoussée par la gardienne des États-Unis Katie Burt après que le Canada eut marqué lors de la première période du match de la série de rivalité à Toronto le jeudi 14 février 2019.

Ann-Sophie Bettez était une joueuse clé pour la formation canadienne pendant la Série de la rivalité, l'an dernier.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Sa coéquipière, Lauriane Rougeau, voit une occasion d'en apprendre plus sur le groupe.

Ça nous force à changer et être capables de nous adapter. Ça va nous aider en tant qu'équipe et ça nous rendra plus fortes.

Une citation de :Lauriane Rougeau

Pour se divertir, elle s'est amenée un livre et des sudokus, question de réduire le temps passé à regarder un écran.

Parlons hockey

Au-delà des conditions sanitaires, il y a le hockey. C'est ce qui réunit les 35 joueuses dans la capitale de la Nouvelle-Écosse. Il s'agit du deuxième camp pour le Canada, après celui de Calgary, en janvier.

C'est vraiment important de travailler très fort chaque fois qu'on est sur la glace, rappelle Rougeau. On se concentre sur la zone défensive et l'avantage numérique. On a le temps de les travailler en petits groupes.

Une femme dans un vestiaire qui sourit.

Lauriane Rougeau

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

On veut être rapide et physique. On veut être partout sur la place, explique à son tour Bettez. D'où l'importance des camps comme celui d'Halifax.

En plus des séances sur glace, les joueuses doivent participer à des formations par vidéo, que ce soit sur certains aspects du jeu, sur la performance et la psychologie.

Les sept jours passés à Halifax s'inscrivent aussi dans une évaluation complète des joueuses. Il y a le Mondial de hockey féminin et les Jeux olympiques de Pékin à considérer.

Une autre vision

Un homme et deux femmes sourient en tenant des gilets de hockey.

Troy Ryan entouré de Jill Saulnier et Blayre Turnbull, deux joueuses de l'équipe canadienne. Tous les trois sont originaires de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Hockey Nova Scotia

L'équipe s'entraîne sous la gouverne de Troy Ryan, originaire de Spryfield, en Nouvelle-Écosse, nommé à ce poste l'année dernière. Les joueuses aiment bien son approche.

La bonne chose, c'est que Troy faisait partie du programme, mentionne Bettez. Il a connu la majorité des personnes dans le programme de Hockey Canada.

Il était déjà entraîneur adjoint, ce qui a facilité la transition. Il est très intelligent et calme. Il veut le meilleur de nous et il est très à l'écoute. La communication ouverte est l'une de ses forces.

Revanche contre la Finlande

L'annulation du mondial, l'an dernier, en raison de la pandémie, a donné un coup dur aux athlètes. Les hockeyeuses avaient hâte de jouer à nouveau contre la Finlande afin de venger leur échec, en demi-finale du mondial de 2019. Le Canada s'était contenté du bronze.

Des joueuses sur la glace. Une joueuse a les bras en l'air, les autres ont l'air dépité.

Noora Tulus et Emma Nuttinen célèbrent un but contre le Canada au championnat du monde de hockey féminin à Plymouth, au Michigan.

Photo : La Presse canadienne

L'an dernier, lors d'une tournée des joueuses de la PWHPA (l'association des joueuses de hockey professionnel) à Edmundston, des membres de l'équipe nationale avaient encore sur le cœur ce revers, mais la pandémie a forcé les Canadiennes à attendre.

Au-delà de la défaite, Bettez voit un aspect positif dans tout ça.

Ce que ça démontre, c'est que le hockey féminin est en pleine croissance et en pleine effervescence. Il y a 5 ou 10 ans, on parlait beaucoup du Canada et des États-Unis. Maintenant, il ne faut pas ignorer la Finlande. Le fait qu'elle nous a battus en demi-finale au Championnat du monde nous a fait mal. Mais, d'un autre côté, c'est là qu'on peut voir qu'il y a une croissance. On espère que les autres pays vont profiter de cela.

Une citation de :Ann-Sophie Bettez

Lauriane Rougeau renchérit : il y a aussi la Russie, la Suisse, qui commencent à mettre les pays au même niveau de jeu. C'est ça qu'on veut avoir dans le futur : un sport planétaire.

Après le camp à Halifax, les joueuses retourneront à la maison. Celles du Québec pourront s'entraîner au nouveau Centre 21.02, à Montréal.

On est sur la glace cinq fois par semaine, explique Rougeau. La joueuse de défense de Beaconsfield, au Québec, attend des nouvelles sur la reprise des activités de la PWHPA, pour disputer des parties.

Liens avec les Maritimes

Grâce aux camps tenus par la hockeyeuse olympique Caroline Ouellette, des joueuses ont l'occasion de venir dans l'est du pays pour enseigner le hockey depuis plusieurs années.

Un match de la série de la rivalité Canada-États-Unis s'est tenu en décembre 2019.

Et puis, il y a Lauriane Rougeau qui un lien plus proche que les autres. Son grand-père maternel est originaire de Clair, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

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