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Un mur symbolique dans les bureaux de la direction du CISSS-AT

Un mur de brique a été installé dans les bureaux de la direction des soins infirmiers du CISSS-AT.

Un mur de brique a été installé dans les bureaux de la direction des soins infirmiers du CISSS-AT.

Photo : gracieuseté

Le syndicat interprofessionnel en soins de santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT) a mené une nouvelle action de visibilité jeudi matin.

Afin de dénoncer l'inaction du gouvernement dans la crise liée à la pénurie de personnel en soins dans la région, le syndicat a érigé un mur près de l'entrée de la direction du CISSS-AT, à Amos.

Selon Jean-Sébastien Blais, président du syndicat, cette action revêt avant tout un caractère symbolique.

On voulait vraiment démontrer que le CISSS est pris dans ses propres problèmes, il est littéralement emmuré par Québec. En ce moment, on ressent une totale indifférence du gouvernement envers les régions, dont la nôtre, l’Abitibi-Témiscamingue. On voulait démontrer que le CISSS doit s’organiser avec le problème de pénurie de main-d'œuvre, parce que je ne penserais pas qu’il va y avoir de leviers qui seront donnés par Québec pour les aider, estime M. Blais.

Le président du syndicat se désole par ailleurs que des sommes faramineuses soient consenties à des experts pour produire des rapports dont les recommandations sont rarement mises en œuvre.

Il y a eu plusieurs rapports qui sont sortis ces dernières années et tout le monde est arrivé au même constat, la pénurie de main-d'œuvre était l’enjeu le plus important de la région et ça devait être travaillé à court terme. Pourtant, on se rend compte que quelques années plus tard, rien n'a été fait, dénonce-t-il.

On se demande jusqu’où on va se rendre avant de se rendre compte de ce problème-là. Est-ce que ça va passer par la fermeture de services?

Une citation de :Jean-Sébastien Blais, président de la FIQ-SISSAT

Jean-Sébastien Blais se dit déçu par le suivi effectué par la CAQ et par la députée Suzanne Blais dans ce dossier.

Mme Blais nous a répondu par communiqué suite à notre action de la semaine dernière en nous disant que le gouvernement avait mis en place des mesures attractives pour le temps complet. Je ne sais pas si quelqu’un là-bas a pris la peine de compter, mais en ce moment, en Abitibi-Témiscamingue, on a déjà 70 % de nos infirmières qui travaillent à temps plein, dit-il.

Si 100 % d’entre elles travaillaient à temps complet, ça nous ferait l’équivalent d’environ 40 infirmières de plus. La pénurie en ce moment est de 260 infirmières. On se demande si les gens utilisent les mêmes calculatrices que nous, parce qu’on a encore un écart important, et pourtant, c’est la seule proposition qui est venue de Mme Blais jusqu’à présent, conclut-il.

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