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Des mois d'attente pour adopter un animal de compagnie au Nouveau-Brunswick

Depuis le début de la pandémie, les gens ont plus de temps pour s'occuper d'un nouveau compagnon, mais cherchent aussi à combattre la solitude.

Un chat dans une cage sur deux pattes, avec ses deux pattes avant qui reposent contre la vitre.

Les cages sont presque toutes vides à la SPA de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Frédéric Cammarano

À la Société protectrice des animaux (SPA) du Grand Moncton, au Nouveau-Brunswick, il n'y a qu'un chat, aucun chien et quelques lapins. Les cages sont presque toutes vides, confesse le responsable du marketing Brett Lewis.

Il assure qu'avant la pandémie, il y avait une dizaine de chats et quelques chiens chaque jour à la SPA.

Selon M. Lewis, les animaux restent rarement plus d'une journée lorsqu'ils sont prêts à être adoptés.

Brett Lewis en entrevue dehors sous la neige.

Brett Lewis, responsable du marketing à la SPA du Grand Moncton Moncton.

Photo : Radio-Canada

Beaucoup de gens juste trouvent qu'ils ont peut-être toujours voulu avoir des animaux de compagnie, mais ils sortent de la maison vraiment souvent. Maintenant, ils sont chez eux, alors ils sont capables de prendre soin d'un animal de compagnie, explique-t-il.

Il ajoute que bien des gens sont aussi à la recherche d'un peu de compagnie.

Vers un abandon massif après la pandémie?

En plus de cet engouement pour les animaux domestiques, les cages de la SPA sont aussi vides parce que l'organisme reçoit moins d'animaux errants.

En 2020, la SPA de Moncton n'a recueilli qu'environ deux tiers des animaux qu'elle avait l'habitude d'accueillir les années précédentes. Ailleurs au pays, la situation est semblable.

S'il y a moins d'animaux qui viennent chez nous, on aime penser qu'ils ont trouvé des maisons, confie M. Lewis.

Il craint cependant que la SPA n'accueille davantage d'animaux après la pandémie, lorsque les gens auront moins de temps pour s'en occuper et les abandonneront.

Jusqu'à un an et demi d'attente dans les élevages

Les éleveurs aussi ressentent une hausse de la demande. C’est le cas de Renette Fearon, copropriétaire de l'élevage Renette & Adrienne's Golden Retrievers de Sainte-Marie-de-Kent, qui assure qu'à chaque fois qu'elle publie la photo d'un nouveau chiot sur les réseaux sociaux, les demandes affluent.

Une portée de golden retrievers.

Une portée de golden retrievers.

Photo : Radio-Canada

Il y en a beaucoup qui ont perdu leur chien qui était plus vieux. La maison est vide et là, ils s'en rendent compte encore plus ces jours ici, dit-elle. La plupart, c'est du monde qui veulent un chiot tout de suite et ne veulent pas attendre, parce qu'ils sont à la maison. Mais là, ma liste a presque triplé depuis que la pandémie a débuté .

La liste compte à présent 170 personnes et il faut compter entre 12 et 18 mois pour avoir un chiot. Mme Fearon affirme qu'en temps normal, il ne faut que trois mois. Elle décrit cette situation comme étant exceptionnelle.

Débordement au toilettage

Qui dit nouveau chien, dit services de toilettage, pour lesquels il existe aussi des listes d'attente.

L'entreprise Paws N' Noses de Moncton a dû embaucher une nouvelle toiletteuse. On avait une liste d'attente de quatre pages. On a finalement pu trouver quelqu'un. Elle va nous rejoindre cette semaine, explique Jacqueline Cormier, la propriétaire.

Jacqueline Cormier, propriétaire de l'entreprise Paws N' Noses de Moncton.

Jacqueline Cormier, propriétaire de l'entreprise Paws N' Noses de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs de ses clients réguliers se sont procuré un deuxième ou un troisième chien pendant la pandémie, affirme-t-elle, question d'avoir un nouveau compagnon pendant le travail à la maison. Plusieurs personnes venues récemment s'installer à Moncton, notamment des Ontariens, ont aussi choisi Paws N' Noses.

Environ un chien sur quatre qui fréquente l'entreprise de Mme Cormier n’y était pas client avant la pandémie.

Je n'ai pas le temps de prendre une semaine off, puis le mois de mars, c'est d'habitude le temps le plus slow, dit Mme Cormier.

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