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Un scientifique de Regina obtient 1,4 M$ pour expliquer les mystères de l’Univers

Illustration d'un trou noir supermassif.

Des chercheurs ont déterminé en 2018 qu'un trou noir supermassif était la source de neutrinos à haute énergie détectés sur la Terre. (archives)

Photo : Reuters

Le physicien expérimental de l'Université de Regina Mauricio Barbi et son équipe ont reçu 1,4 million de dollars de l'Université de Victoria pour travailler sur le projet Hyper-Kamiokande, surnommé Hyper-K.

Un communiqué de l’Université de Regina précise que le projet Hyper-K va utiliser des technologies avancées afin de recueillir des données sur l’interaction entre des neutrinos et l'Intermediate Water Cherenko Detector (IWCD).

Selon l’Université de Victoria, qui a reçu 5,4 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et qui finance Mauricio Barbi et son équipe, l'IWCD est un réservoir d’eau de 8 mètres de haut et de 10 mètres de diamètre qui sert à détecter les mouvements des neutrinos.

Mauricio Barbi et son équipe vont devoir s’assurer que certaines des composantes développées pour le IWCD respectent le cahier des charges afin que le détecteur fonctionne correctement.

Les neutrinos sont qualifiés de particules fantômes, car ils sont invisibles à l'œil nu et insaisissables, et que leur origine remonte à des milliards d'années-lumière de la Terre.

Ce seraient des composants fondamentaux de la matière, selon le coordinateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec, Robert Lamontagne. Étudier les neutrinos, c’est une façon d’étudier l’Univers ancien, dit-il.

Les neutrinos, lorsqu’ils interagissent avec l’oxygène contenu dans l’eau, peuvent créer des particules subatomiques, qui se déplacent plus vite que la lumière et des cônes de lumière, détectés par l'IWCD.

Une citation de :Mauricio Barbi, physicien expérimental à l’Université de Regina

L’asymétrie entre matière et antimatière

Le projet auquel participe Mauricio Barbi regroupe des chercheurs de 84 instituts dans 17 pays.

Les chercheurs essaient de comprendre comment l’asymétrie entre la production de matière et d’antimatière a permis l’existence des galaxies, des étoiles, des planètes ou encore des êtres vivants dans l’Univers, explique Mauricio Barbi.

Pour chaque particule de matière, il existerait une autre d'antimatière avec les mêmes propriétés, mais avec une charge électrique opposée.

Toutefois, matière et antimatière ne peuvent coexister. Lorsqu'elles entrent en contact, elles s'annihilent mutuellement. C'est d’ailleurs ce qui serait survenu peu de temps après le big bang, mais une toute petite différence entre les deux a permis à la matière de l'emporter, ce qui a donné naissance à tout ce qui existe dans l'Univers visible.

Selon le physicien expérimental, utiliser l’eau va permettre de mieux observer les particules qui se déplacent plus vite que la lumière.

Grâce aux cônes de lumière, créés par l’interaction des neutrinos avec l’oxygène de l’eau et qui ont tous des caractéristiques différentes, il sera possible d'identifier les particules et les neutrinos qui ont interagi avec l’oxygène, souligne le scientifique.

De là, nous allons pouvoir recueillir les propriétés exactes des neutrinos, ce qui va littéralement nous ouvrir les portes de l’Univers.

Une citation de :Mauricio Barbi, physicien expérimental de l’Université de Regina

L’Université de Regina et la recherche sur les mitochondries

Pendant que Mauricio Barbi travaille sur les neutrinos, un biochimiste de l’Université de Regina, Mohan Babu, a également reçu 1,4 million de dollars de la FCI.

Mais, cette fois-ci, c’est pour faire avancer la recherche concernant les mitochondries.

Selon le biochimiste, les mitochondries vivent au sein de nos cellules et permettent de transformer notre nourriture en énergie.

Les mitochondries qui ne fonctionnent pas correctement pourraient bien être à l'origine d’un certain nombre de maladies chroniques comme les troubles bipolaires, les maladies neurologiques, ou encore les troubles métaboliques comme certaines formes d’obésité.

Une citation de :Mohan Babu, biochimiste à l’Université de Regina

La subvention doit permettre de créer le Centre de recherche sur les systèmes de mitochondries (mitoSYSTEMS) au sein de l’Université.

Le Centre doit accueillir une dizaine de chercheurs qui étudieront le rôle des mitochondries dans les maladies chroniques et travailleront avec l’industrie pharmaceutique pour élaborer des médicaments et des tests cliniques.

Certaines thérapies permettent de soulager certains symptômes des maladies chroniques, selon le biochimiste, mais ce qui provoque ces maladies reste incertain.

Avec les informations de Scott Larson et d'Emily Chung

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