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Le NPD demande une enquête publique sur l’éclosion à l’usine Olymel de Red Deer

L'enseigne Olymel à l'extérieur de l'usine de transformation du porc de l'entreprise à Red Deer, en Alberta.

Des réunions sur la santé et la sécurité entre la direction et les représentants syndicaux auront lieu quotidiennement, a indiqué l'entreprise.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Nouveau Parti démocratique a demandé jeudi une enquête publique sur l’éclosion de COVID-19 à l’usine de transformation du porc de Red Deer, en Alberta, après la mort de 3 travailleurs et plus de 500 personnes infectées. L'usine a rouvert partiellement jeudi après avoir complété les inspections requises.

L’opposition officielle demande aussi que la réouverture complète de l’usine soit repoussée et que les employés soient indemnisés.

Nous demandons que la lumière soit faite sur ces morts insensées et tragiques dans cette usine, mais aussi dans d’autres installations de la province, a déclaré la chef du NPD, Rachel Notley, jeudi à Calgary.

Cela fait un an que la pandémie existe et ces travailleurs meurent toujours, c'est inacceptable, lance-t-elle.

Il faut que les responsables soient tenus responsables et mettent en place de meilleures pratiques pour prévenir tout cela, ajoute Rachel Notley.

Le président de la section locale du Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce, Thomas Hesse, affirme avoir parlé avec les travailleurs.

Ils ont peur, certains sont terrifiés, d’autres sont en deuil après la mort de collègues et amis, explique-t-il, affirmant que le syndicat soutient une enquête publique.

Nous voulons une enquête, trop peu est fait pour protéger les travailleurs, affirme Thomas Hesse.

L’usine a reçu l’approbation de Services de santé Alberta (AHS) pour une reprise graduelle de ses activités jeudi.

L’usine a fermé ses portes pendant deux semaines, en février, après que l’établissement fut devenu un foyer d’éclosion pour la COVID-19, ce qui a causé au moins 500 infections et la mort de 4 personnes, dont 3 employés.

L’abattoir de l’usine recommencera néanmoins ses activités le jeudi 4 mars, suivi de la salle de découpe, le vendredi 5 mars.

Selon son porte-parole, Richard Vigneault, Olymel a travaillé de près avec le gouvernement pour permettre la réouverture.

Cette réouverture est rendue possible parce que la direction d’Olymel et les autorités sanitaires ont estimé que les employés peuvent retourner au travail dans un environnement sécuritaire.

Une citation de :Richard Vigneault, porte-parole d'Olymel

Une collaboration avec AHS

La fermeture temporaire de l’établissement a permis de mettre à jour et renforcer les nombreuses mesures de santé et de sécurité déjà en place à l’usine, estime Olymel dans son communiqué.

Des équipes d'AHS, de Santé et sécurité au travail et de la santé publique environnementale ont visité l’installation d’Olymel les 1er et 3 mars pour soumettre leurs recommandations sanitaires à l'entreprise.

Les autorités de santé publique de l’Alberta indiquent toutefois que le coronavirus est toujours en circulation et que chacun court le risque de le contracter, que ce soit dans la communauté ou autrement, a indiqué Richard Vigneault dans le communiqué.

Elles recommandent donc la plus grande vigilance. Olymel affirme avoir encore ajusté et amélioré les protocoles de distanciation physique dans son usine en ajoutant des espaces physiques supplémentaires et des employés chargés de surveiller et d'appliquer les mesures de santé et de sécurité.

Des experts d’AHS offriront aussi des tests de dépistage rapide du coronavirus sur place lors de la reprise des activités.

Le syndicat exige plus de mesures de protection pour les employés

La section locale du Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce Canada (TUAC) révélait, cette semaine, l’inquiétude des employés à l'idée de retourner au travail.

Le président local du TUAC, Thomas Hesse, exigeait qu’une vingtaine de mesures soient mises en place avant la réouverture afin de regagner la confiance des employés et d'assurer leur sécurité.

Le jour même de l'annonce du retour au travail, le syndicat a déploré la mort d’un troisième travailleur en raison de l’épidémie de COVID-19. Santé Alberta n’a pas encore confirmé ce décès.

Cela porte le nombre total de décès liés à cette éclosion à 4, selon le syndicat. L'éclosion de l’usine de Cargill, près de High River, a été liée à 3 décès et à au moins 1500 cas. C’était le plus grand foyer d’éclosion de COVID-19 au Canada.

Si les données du syndicat sont exactes, l’éclosion d’Olymel serait donc encore plus meurtrière, malgré un plus petit nombre d’infections.

Avec les informations de Hannah Kost

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