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La propriétaire d’un salon va contester une amende de 1000 $ émise pendant le confinement

La femme tient dans ses mains la contravention.

Sunita Robertson, propriétaire de Soni Hair Design, dit qu'elle n'est entrée dans son salon que pour faire de la peinture et de l'entretien lorsqu'un agent lui a donné une contravention.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

La propriétaire d'un salon de coiffure d'Ottawa fait partie de plusieurs propriétaires d'entreprise qui disent vouloir contester les amendes qui leur ont été infligées pour avoir prétendument contrevenu au dernier confinement de la province en lien avec la COVID-19.

Sunita Robertson a dit qu'elle avait été stupéfaite lorsqu'un agent de règlements de la Ville d'Ottawa est entré dans son salon, Soni Hair Design sur la rue Rideau, au début de février et lui a remis un constat d’infraction de 1130 $.

Mme Robertson a indiqué qu'elle peinturait son salon à l'époque et qu'elle ne coupait pas les cheveux.

J'étais en larmes. Je lui ai demandé : pourquoi m'as-tu donné cette contravention.

Une citation de :Sunita Robertson, propriétaire de salon de coiffure

L'amende concernait le non-respect par le salon de l'ordonnance de confinement d'urgence de l'Ontario, qui obligeait les entreprises non essentielles, y compris les salons de coiffure, à rester fermées du 26 décembre au 15 février.

Mme Robertson a déclaré qu'elle n'avait jamais accepté de client pendant cette période, y compris pendant la journée en question.

J'ai essayé de lui expliquer que j'étais ici en train de peindre les murs pour rafraîchir mon salon, soutient Mme Robertson. La seule personne qui était dans le salon était ma sœur qui m'a apporté un déjeuner.

Mme Robertson a déclaré qu'elle avait l'intention de se battre contre sa contravention et dit que certains de ses clients se mobilisent pour la soutenir.

La façade du salon de coiffure d'Ottawa.

La propriétaire du salon de coiffure Soni Hair Design à Ottawa croit que l'agent de la ville a «sûrement» confondu sa soeur, qui lui amenait un repas, pour une cliente.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

C'était vraiment, vraiment bouleversant, a-t-elle déclaré. Les affaires sont très lentes et je n'ai pas les moyens de payer cela.

Des petits gymnases aux grandes surfaces

Le service des règlements de la Ville a refusé de commenter des cas spécifiques, mais a fourni des données à la CBC montrant une série d'accusations contre des entreprises et des particuliers de la ville.

Dix-neuf entreprises, y compris d'autres salons de coiffure, plusieurs gymnases, des restaurants et même un magasin de films pour adultes, ont été condamnées à une amende pour ne pas avoir respecté l’ordre provincial.

Trois magasins à grande surface et un centre commercial ont également été condamnés à une amende.

CBC a contacté bon nombre de ces entreprises et plusieurs ont dit qu'elles avaient l'intention de contester.

Les agents des règlements ont également infligé des amendes à 89 personnes au cours de la même période pour avoir assisté à des rassemblements de plus de dix personnes, souvent dans des logements privés.

Au total, 108 accusations ont été portées contre des entreprises et des particuliers.

19 violations dans un bar à houka

L'une des infractions les plus flagrantes s'est produite le 26 décembre lorsque des agents sont entrés dans un bar à houka, également connu sous le nom de bar à narguilé, sur l'avenue Carling.

Ils ont trouvé une vingtaine de personnes dans la salle. Dix-huit d'entre elles ont reçu un billet de 880 $, tandis que l'entreprise sans nom a reçu une assignation au tribunal.

L'incident du bar à narguilé aurait facilement pu conduire à une épidémie de COVID-19, a déclaré la conseillère Theresa Kavanagh, qui représente le quartier.

Une femme pose devant l'objectif.

La conseillère municipale du quartier Baie Theresa Kavanagh.

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer/CBC

Ce n'était pas seulement un risque pour eux-mêmes, mais pour tous ceux avec qui ils sont entrés en contact, donc quelque chose devait être fait.

Une citation de :Theresa Kavanagh, conseillère du quartier Baie

De son côté, le conseiller du quartier Rideau-Vanier où est situé le salon de Mme Robertson, Mathieu Fleury, soutient qu'en général, les gens respectent les consignes pour réduire la propagation de la COVID-19.

Hier j'ai pris le train léger, j'ai observé quelques incidents, où les gens ne portaient pas le masque dans la station Rideau, soutient le conseiller Fleury.

Il y a des situations où c'est difficile de donner une amende et réagir rapidement, mais je pense que dans son ensemble, les gens sont sensibles, ne veulent pas mettre à risque leur famille, leur communauté; mais tu vas toujours trouver des situations ou il y en a qui dénient l'importance des mesures, mais on parle d'une petite quantité, ajoute-t-il.

Le directeur des services des règlements de la Ville, Roger Chapman, a refusé une demande d’entrevue, mais a déclaré dans un communiqué que son département reste déterminé à aider à réduire la propagation de la COVID-19 en respectant les ordonnances provinciales et le règlement sur les masques obligatoires.

Onze constats en Outaouais

Du côté de l'Outaouais, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) indique que depuis le début de la pandémie, seulement 11 constats et rapports d’infraction générale ont été adressés à des commerces pour ne pas avoir respecté les mesures mises en place par le gouvernement du Québec. Tous ont été émis après le mois de septembre, indique le SPVG.

Avec les informations de Giacomo Panico et Stéphane Leclerc

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