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Portapique : les policiers qui ont tiré sur la caserne d’Onslow sont innocentés

La caserne des pompiers.

La caserne de pompiers d'Onslow Belmont a été ciblée par la GRC pendant les recherches en vue d'arrêter le tireur de Portapique en avril 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui ont ouvert le feu sur la caserne des pompiers d’Onlsow en Nouvelle-Écosse durant la traque du tireur de Portapique, l’an dernier, sont innocentés de tout acte répréhensible par l’Équipe d’intervention en cas d’incident grave (SiRT).

L’Équipe d’intervention en cas d’incident grave a la responsabilité d’enquêter sur toute affaire du genre impliquant des policiers en Nouvelle-Écosse. Elle a enquêté pendant dix mois sur les coups de feu tirés à Onslow le 19 avril 2020.

Selon elle, les policiers qui ont tiré sur la caserne avaient de bonnes raisons de croire que le tireur recherché depuis la veille se trouvait à l’intérieur.

Montage de photographies des divers impacts.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sharon McLellan, une voisine de la caserne des pompiers, dit avoir compté 32 impacts de balle.

Photo : Gracieuseté/Sharon McLellan

L’Équipe d’intervention explique que deux agents de la GRC circulant dans une voiture banalisée se sont rendus à la caserne des pompiers d’Onslow et qu’ils ont crié Police! et Mains en l’air! en apercevant un homme qui portait un gilet similaire à celui du tireur recherché.

Les policiers ont tiré sur la caserne parce que l’homme en question s’est plutôt caché derrière une voiture de la GRC, puis il a couru à l’intérieur du bâtiment. Ni lui ni l’agent qui se trouvait dans cette voiture, à l’insu des deux autres, n’ont été touchés.

L'homme à l'extérieur s'approche de la porte.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un passant s'est précipité dans la caserne des pompiers d'Onslow lorsque les coups de feu ont retenti.

Photo : Brigade des pompiers d'Onslow Belmont

L’enquête a déterminé, d’après tout ce que les deux agents avaient vu et entendu ce jour-là et d’après ce qu’ils venaient d’observer à ce moment, qu’ils avaient des motifs raisonnables de croire que cet homme était le tireur recherché et qui allait poursuivre sa tuerie.

Les deux agents ont ouvert le feu pour prévenir plus de morts ou des blessures graves, explique le directeur de l’Équipe d’intervention, Felix Cacchione, dans un communiqué publié cette semaine.

L’Équipe d’intervention conclut que les deux agents n’ont commis aucun crime et qu’il n’y a aucune raison de porter des accusations criminelles contre eux.

Le fait que l’homme recherché se déplaçait à l’aide d’une ancienne voiture de police à laquelle il avait rendu son allure originale portait à confusion lors de la chasse à l'homme.

Ce matin-là, la caserne des pompiers d’Onslow accueillait des gens qui ne pouvaient rentrer chez eux à Portapique tandis que des policiers enquêtaient sur les meurtres et les incendies criminels commis dans cette petite communauté.

Les 22 victimes de la tuerie de Portapique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les 22 victimes de la tuerie de Portapique.

Photo : Radio-Canada

Les policiers recherchaient un tireur déguisé en agent de la GRC et qui se déplaçait dans la région. Les policiers l’ont finalement trouvé dans une station-service à Enfield et ils l’ont abattu.

L’homme avait assassiné 22 personnes en tout en 13 heures.

Un policier en noir se rue vers un groupe de policiers en vêtements militaires attroupés.

Les derniers instants de la traque du suspect, le 19 avril 2020 à une station-service d'Enfield, en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Tim Krochak

L'Équipe d'intervention a aussi enquêté sur la mort du tireur et elle a conclu que les policiers qui l'ont abattu n'ont commis aucune faute non plus.

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