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La pandémie prive le Foyer Maillard de main-d’oeuvre

Une infirmière aide un homme à marcher dans le couloir d'un centre de soins.

Selon Jean Riou, des infirmières ont quitté leur emploi au Foyer Maillard pour se joindre aux efforts de la province pour effectuer des tests de dépistage contre la COVID-19, notamment.

Photo : Shutterstock / Gagliardi

Raluca Tomulescu

Selon le président du Conseil d’administration du foyer pour personnes âgées Maillard, à Coquitlam, en Colombie-Britannique, la COVID-19 aggrave la pénurie de personnel médical, un problème déjà criant avant la pandémie. Jean Riou peine à pourvoir deux postes d'infirmières, qui, selon lui, ont été laissés vacants par des personnes qui ont choisi de se joindre aux équipes provinciales qui effectuent les tests de dépistage du virus qui cause la COVID-19.

Au foyer, nous sommes toujours en train de chercher. Avec une crise comme la pandémie, c'est là qu'on s'aperçoit qu’il n’y a pas assez de personnel, donc on est obligé de partager, regrette Jean Riou.

L’impact sur les opérations quotidiennes du centre n’est pas négligeable, ajoute-t-il. Ça dédouble le travail. Il doit y avoir une infirmière ou un infirmier qui va s'occuper de la position où il n'y en a pas, donc quelqu'un se retrouve avec un travail de plus ou un travail à moitié, explique-t-il.

Dans le domaine de la santé, nous n'avons pas assez de personnel. Il n'y a pas assez de gens qui deviennent préposés ou qui deviennent infirmières ou infirmiers. Pourtant, c'est un travail qui est très réconfortant.

Une citation de :Jean Riou, président, conseil d'administration, Foyer Maillard

La situation démontre, croit-il, qu’il y a beaucoup de travail à faire du côté de la province pour promouvoir la profession.

En ce qui concerne les besoins liés à la COVID-19, une solution, estime-t-il, est que la Colombie-Britannique s’inspire du Québec, où il sera bientôt possible de se faire vacciner dans des pharmacies.

Tous les ans, il y a des milliers de personnes qui vont se faire vacciner contre la grippe sans problème dans les pharmacies ou dans les cliniques ou chez le médecin. Et je ne vois pas pourquoi le gouvernement n'utilise pas ce genre de service qui existe déjà.

Besoin d’une stratégie de recrutement

La présidente du Syndicat des infirmières de la Colombie-Britannique, Christine Sorensen, est bien au fait des besoins en ressources humaines et des variations de salaire au sein de la profession.

Nous devons examiner les écarts de salaire et envisager un solide plan de ressources humaines dans le domaine de la santé pour le recrutement et la rétention des infirmières, insiste-t-elle.

Elle précise que le Syndicat a déjà demandé à la province de se pencher sur la question et de mettre en place une stratégie de recrutement spécialement adaptée aux infirmières.

En novembre 2020, Christine Sorensen a déclaré qu'au moins 25 000 infirmières devront être embauchées au cours des 10 prochaines années pour faire face à la demande croissante en soins de santé en Colombie-Britannique.

Dans une déclaration envoyée par courriel, le ministère de la Santé de la province indique quant à lui que 1342 personnes ont été embauchées depuis août 2020 pour appuyer la recherche de contacts dans toute la province, incluant 547 infirmières.

Au moment de publier ce texte, la régie de la santé du Fraser, la juridiction dans laquelle se trouve le Foyer Maillard, n’avait pas encore fourni de réponses aux questions de Radio-Canada.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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