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Coupable d'homicide involontaire, Robert Sargeant était de retour en cour

Un marteau de juge.

Reconnu coupable d'un homicide involontaire survenu en juillet 2018, Robert Sargeant était de retour en cour, mercredi, pour les observations sur sa peine (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Reconnu coupable d'un homicide involontaire survenu en juillet 2018, Robert Sargeant était de retour en cour, mercredi, pour les observations sur sa peine au palais de justice de Sherbrooke. Lors de sa comparution, les deux parties ont eu beaucoup de difficulté à s’entendre sur le fil des événements qui se sont produits il y a bientôt trois ans.

Ce jour-là, Robert Sargeant aurait laissé son téléphone à Félix Bergeron pour qu’il le répare, mais il y aurait eu un problème de communication entre les deux hommes. Alors pour ravoir son appareil, M. Sargeant se serait rendu à l’appartement de la victime et une bagarre serait survenue par la suite. C’est ce qui aurait poussé l’accusé à poignarder Félix Bergeron à quelques reprises, causant finalement sa mort.

Le ministère public et la défense ne s’entendaient pas, notamment sur l’arme du crime utilisée, qui était un couteau qui soit appartenait à l’accusé ou bien qui aurait été trouvé sur les lieux du crime.

Tout d’abord, la défense a suggéré une peine de 8 à 10 ans, en reprochant au ministère public de ne pas avoir prouvé hors de tout doute raisonnable que le couteau utilisé était celui de l’accusé et également que M. Sargeant avait réagi sous l’influence de la peur.

Me Claude Robitaille, du ministère public, affirme plutôt que les antécédents judiciaires de l’accusé et la tendance qu’il avait à faire justice lui-même depuis plusieurs années suggèrent une peine entre 15 et 20 ans d’emprisonnement avec une période de surveillance de 10 ans, soit le maximum prévu par la loi.

La mère de la victime présente

La mère de la victime, Stéphanie Laperle, était d’ailleurs présente au palais de justice. Elle a dû quitter plusieurs fois la salle d’audience pour reprendre ses esprits. Elle avait même rédigé une lettre au juge témoignant entre autres du fait qu’elle a de la difficulté à effectuer ses tâches quotidiennes et qu’elle ne sait pas si elle pourra exercer son métier à nouveau. Elle ajoute également que sa vie est sur pause depuis juillet 2018 et qu’elle ne pourra pas pleurer son fils tant que les procédures ne seront pas terminées.

Oui, perdre un fils, c’est la pire chose. Mais ça a des répercussions sur tout. C’est important pour moi que le juge soit au courant de tous ces dommages collatéraux pour qu’il puisse rendre une sentence à la hauteur de ces impacts négatifs, confie-t-elle à Radio-Canada Estrie.

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