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À Saint-Pierre-Jolys, l'assouplissement des restrictions est une maigre consolation

Josée Curé devant l'entrée de son restaurant.

Josée Curé est la propriétaire du J’em Bistro, à Saint-Pierre-Jolys.

Photo : Radio-Canada / Camille Kasisi-Monet

Radio-Canada

Alors que le Manitoba assouplit ses restrictions sanitaires à partir de vendredi, ces nouvelles représentent une maigre consolation pour certains commerçants de Saint-Pierre-Jolys.

Si le village, situé au sud de Winnipeg, a été assez épargné par la COVID-19 pour ce qui est des infections, l’économie locale a tout de même été touchée par la pandémie.

Josée Curé, propriétaire du bistro J’em, à Saint-Pierre-Jolys, ne se réjouit pas trop des nouvelles mesures annoncées par le gouvernement manitobain, qui permettra aux restaurants d'accueillir dorénavant 50 % de leur clientèle. Il n’y a pas de gros changements entre 25 et 50 %, déplore-t-elle.

Le principal problème, selon elle, c’est la limitation d’un ménage par table. Oui, la capacité a monté, mais on n’ajoute pas plus d’heures ou plus de jours. On va attendre que plus [d’un ménage] puisse venir à la fois, dit-elle.

La restauratrice préférerait aussi que le gouvernement n’impose que la consigne de la distanciation sociale entre les tablées, plutôt que la règle de la capacité maximale fixée à 50 %.

Une affiche vante la vie à la campagne au Manitoba, à Saint-Pierre-Jolys.

Une affiche vante la vie à la campagne au Manitoba, à Saint-Pierre-Jolys.

Photo : Radio-Canada / Camille Kasisi-Monet

Si c’était 50 %, on pourrait rouvrir 24 heures par jour

Situé à quelques pas du bistro J’em, le centre de conditionnement physique Fitness Plus a lui aussi pu rouvrir ses portes il y a quelques semaines. Il est d’ailleurs le seul à avoir pu le faire à 50 km à la ronde.

Par contre, le vice-président de la salle de sport, Roger Lesage, aurait aimé que les récentes annonces concernant l’assouplissement des restrictions sanitaires soient plus permissives. Il estime, en effet, qu’elles ne changent pas beaucoup, parce que c’est encore 25 %.

Si c’était 50 %, on pourrait rouvrir 24 heures par jour, assure-t-il.

Ce qui a sauvé sa salle de sport de la faillite, c’est le fonds de sûreté qui avait été mis en place avant la crise sanitaire, selon Roger Lesage. De plus, le centre a observé une hausse de ses inscriptions, car deux autres salles d'entraînement de la région ont dû mettre la clé sous la porte.

Un homme devant une porte.

Roger Lesage est vice-président du conseil d'administration de Fitness Plus à Saint-Pierre-Jolys.

Photo : Radio-Canada / Camille Kasisi-Monet

Toutefois, selon le maire de Saint-Pierre-Jolys, Raymond Maynard, c’est surtout le musée qui a été l’une des entreprises les plus touchées par la pandémie. Celui-ci n’a pas pu offrir ses traditionnels repas de cabane à sucre lors du Festival du Voyageur, qui a eu lieu virtuellement. Le contrat avec les organisateurs de l'événement représente une grande partie de ses revenus annuels depuis plusieurs années.

Il reste que, bien que l’économie de la municipalité ait du plomb dans l’aile en raison de la pandémie, Saint-Pierre-Jolys a été presque épargné, selon son maire.

Un homme devant une route.

Raymond Maynard est le maire de Saint-Pierre-Jolys.

Photo : Radio-Canada / Camille Kasisi-Monet

Il n’y aurait, en effet, eu qu’un seul cas d’infection déclaré depuis le début de la pandémie et les habitants de la municipalité rurale sont respectueux des consignes, ce qui rend le village extrêmement sécuritaire, assure le maire.

Selon des informations de Camille Kasisi-Monet

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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