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Cédrick Andrée apprend à être un professionnel avec les Senators de Belleville

Un gardien de hockey se relève après avoir effectué un arrêt.

Le gardien des 67 d’Ottawa Cédrick Andrée apprend à être un professionnel avec les Senators de Belleville (archives).

Photo : Gracieuseté de Valerie Wutti

En trois semaines, Cédrick Andrée a appris plusieurs leçons. Depuis le début de son essai amateur avec les Senators de Belleville, il a acquis une meilleure compréhension de l’effort requis de ceux qui gagnent leur vie avec leur sport.

Je pensais que j’étais professionnel parce que j’en faisais plus que les autres. Ce que je faisais d’extra, c’est ce que tout le monde fait ici. Ceux qui sont vraiment professionnels en font même plus, mentionne le gardien des 67 d’Ottawa, qui s’est joint au club-école des Sénateurs d’Ottawa le 11 février.

Il avoue être impressionné par les habiletés offensives de ses nouveaux coéquipiers, comme Alex Formenton et Logan Shaw. Ils sont aussi nombreux à avoir un contrat à deux volets qui leur permet facilement d’évoluer dans la Ligue nationale de hockey, ce qui change leur approche.

Dans le junior, tu t’amuses, tu joues au hockey avec tes amis, même si tu es concentré. Là, c’est comme ça qu’ils gagnent leur vie. Ils parlent d’impôts dans le vestiaire, on ne parlait pas de ça dans le junior, rigole l’athlète de 20 ans.

Mercredi soir, Cédrick Andrée sera en uniforme au Centre Canadian Tire, le domicile des Senators pour la saison. Il sera l’adjoint de Filip Gustavsson, un pas de plus vers un départ qu’il espère prochain.

Avec les nombreux mouvements de personnel entre la Ligue américaine et l’escouade volante des Sénateurs, il est difficile de prévoir lorsqu’il aura sa chance.

Tout fonctionne bien à l’entraînement, donc j’espère avoir une joute bientôt pour pouvoir me prouver sur la glace, raconte celui qui n’a disputé aucun match depuis presque un an, après que la saison de la Ligue junior de l’Ontario (OHL) ait été arrêtée en raison de la pandémie.

Le gardien avait obtenu un blanchissage, un résultat qu’il aimerait répéter à ses débuts entre les poteaux dans la Ligue américaine de hockey (AHL).

Je pense que ça va être un peu énervant. Je ne veux juste pas répéter ma première partie dans la OHL, ça n’avait pas été trop bien. J’ai accordé sept buts, ce n’était pas fantastique, se souvient-il dans un éclat de rire.

Le natif d’Orléans a grandi en adulant les 67 et les Sénateurs. Il peut maintenant se vanter d’avoir fait partie des deux organisations.

S’il s’en réjouit, il avoue qu’il attend avec impatience de quitter la maison depuis quelques années déjà. Pourtant, il finit toujours par rester dans la capitale.

Je disais toujours à mes parents que j’avais hâte de partir de chez nous pour vivre quelque part d’autre, mais là, je ne pars jamais, dit-il, en assurant toutefois qu’il fait son propre lavage et qu’il cuisine.

Le gardien Cédrick Andrée effectue un arrêt lors d'une attaque de deux joueurs à l'aréna de la Place TD.

Le gardien Cédrick Andrée, lors d'un entraînement des 67 d'Ottawa, à l'aréna de la Place TD (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Et la OHL?

L’incertitude entourant la tenue d’une saison dans la OHL inquiétait Cédrick Andrée, avant qu’il commence son essai amateur. Mais sa nouvelle situation lui permet de pousser un soupir de soulagement.

On entend des affaires ici et là, mais il n’y a rien de certain, explique le Franco-Ontarien. Je ne pense pas que je retournerais avec les 67 si la saison commençait.

Il espère obtenir un contrat en bonne et due forme au terme de son essai avec les Senators pour lui permettre de finir la saison avec eux.

Le gardien admet que son expérience lui donne envie d’explorer la possibilité de jouer professionnellement au hockey dans son futur. Son plan B est bien avancé également : il ne lui reste qu’un examen à réussir avant d’obtenir sa licence d’agent immobilier, comme son père.

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