•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le dépistage asymptomatique à l'école en Ontario retardé faute de services en français

Une femme masquée porte dans ses bras un jeune enfant, auquel une infirmière est en train de faire un prélèvement de sécrétions nasales pour le dépistage de la COVID-19.

Le dépistage de la COVID-19 a pris du retard dans certains conseils scolaires en raison de l'absence de services en français.

Photo : Associated Press / Elaine Thompson

Un conseil scolaire franco-ontarien refuse de commencer le dépistage asymptomatique de ses élèves en raison de l’absence de services en français.

Il s'agit du Conseil scolaire public du Nord-Est (CSPNE). D'autres conseils ne sont toujours pas prêts, deux semaines après le début prévu du programme provincial.

Toutes les étapes permettant aux élèves, à leurs familles et aux enseignants asymptomatiques d’accéder au dépistage de la COVID-19 ne sont toujours pas accessibles en français, en Ontario.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, avait annoncé le mois dernier que les conseils scolaires devraient faire des tests de dépistage asymptomatique dans au moins 5 % de leurs écoles, chaque semaine.

Deux semaines après cette annonce, Radio-Canada a appris que les étapes pour accéder à ce programme de dépistage asymptomatique ne sont pas toutes accessibles en français.

Questionné sur la mise en place du dépistage dans ses écoles, le Conseil scolaire public du Nord-Est (CSPNE) a répondu : Au CSPNE, la documentation relative aux fournisseurs n’est pas disponible en français, donc le conseil n’avancera pas avec le dépistage tant que le tout ne sera pas disponible en français.

L’inscription pour les tests sur un site unilingue anglophone

Nous produisons la communication aux familles en français pour les informer des endroits pour se faire tester. Ceci dit, la prochaine étape n’est pas encore disponible en français, explique le service des relations corporatives du conseil scolaire catholique MonAvenir.

Pour obtenir un test asymptomatique, les familles doivent s’enregistrer en ligne auprès du fournisseur externe. Nous sommes conscients que les sites pour s’enregistrer sont en cours d’être traduits, poursuit la porte-parole de MonAvenir.

De son côté, le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) considère qu’il est essentiel de recevoir toute la documentation en français en lien avec tous les aspects de la COVID-19, notamment en ce qui a trait aux informations et aux consignes portant sur le dépistage.

Le CEPEO indique également qu’il continue d'insister sur ce point auprès des instances gouvernementales en charge du dépistage.

Au moment d’écrire ses lignes, Radio-Canada n’avait pas reçu de réponses de tous les conseils scolaires francophones aux questions envoyées mercredi.

La faute aux fournisseurs, dit le gouvernement

Contacté par Radio-Canada, le bureau du ministère de l’Éducation assure s’attendre à ce que les tests soient déployés dans les deux langues officielles et que les fournisseurs de tests doivent fournir des tests dans les deux langues.

Il dit également continuer à travailler avec les fournisseurs pour s’assurer que les services en français sont offerts par les fournisseurs aux conseils scolaires français.

Selon lui, les conseils scolaires francophones ont réclamé un fournisseur unique pour tous, pour une question de cohérence.

Les laboratoires GVT Labs seront utilisés, nous a-t-il été précisé. Le retard vient de leurs traductions et de la reconfiguration de leur portail et site web pour s’inscrire, l’impression de documents, etc., ajoute le bureau du ministre Lecce.

Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce en conférence de presse avec le premier ministre Doug Ford.

Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le Service des communications corporatives de MonAvenir indique par ailleurs qu’au cours des derniers jours, déjà, certains outils ont été rendus disponibles et nous avons été informés que d’autres sont en traduction.

Selon le bureau du ministre de l’Éducation, le site devrait être mis à jour et le portail ouvert d’ici la fin de la semaine prochaine. Il ajoute que certains conseils scolaires ont toutefois démarré le dépistage asymptomatique, notamment à Ottawa.

Avec les informations de Michel Bolduc et de Natasha McDonald-Dupuis

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !