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L'auteur du meurtre de Joey Morin déclaré personne à haut risque

Kamy Lafrenière escorté par les policiers de la Sûreté du Québec après sa comparution au palais de justice de Rouyn-Noranda.

Kamy Lafrenière escorté par les policiers de la Sûreté du Québec après sa comparution au palais de justice de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Luc Berthiaume

L'auteur du meurtre de Joey Morin, à Gatineau, est déclaré personne à haut risque par la Cour supérieure. Kamy Lafrenière avait tué violemment Joey Morin en avril 2018 avant de finalement se faire arrêter un mois plus tard dans une résidence de La Reine, en Abitibi-Ouest.

Il avait par la suite été déclaré non responsable criminellement du meurtre puisqu'il souffre de schizophrénie. Le ministère public réclamait qu'il soit déclaré à haut risque.

Les tribunaux se sont rarement penchés sur ce type de demande, puisqu'il s'agit d'une modification du Code criminel résultant de la loi sur la réforme de la non-responsabilité criminelle.

Pour déclarer une personne à haut risque, le tribunal doit être convaincu qu'il y a une probabilité marquée que l'accusé puisse user de violence de façon à mettre en danger la vie ou la sécurité d'autres personnes.

Une personne peut aussi être déclarée à haut risque si les actes à l'origine de l'infraction étaient d'une nature si brutale qu'il y a un risque de préjudice grave pour une autre personne. C'est justement pour cette raison que le tribunal a décidé de le déclarer à haut risque.

Une personne désignée à haut risque est placée sous garde dans des conditions plus strictes et restrictives, sans possibilité de libération par la Commission de l'examen, et ce, tant qu'un tribunal n'a pas révoqué ladite désignation.

Dans sa décision, la juge Catherine Mandeville précise que la maladie de l'accusé n'est pas maîtrisée et que s'il y a récidive, elle occasionnerait vraisemblablement des actes de violence qui causeraient un préjudice sévère à une personne.

Elle considère aussi l'extrême violence avec laquelle l'accusé a réagi face à une situation somme toute mineure.

Kamy Lafrenière avait tué Joey Morin parce que celui-ci n'était pas en accord avec le fait qu'il avait changé des meubles d'endroit dans l'appartement qu'ils partageaient. Il l'avait frappé à la tête avec de nombreux objets.

La juge considère que cette décision vise à protéger la société et à s'assurer de l'évolution la plus favorable de M. Lafrenière.

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