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Déception dans l'Est-du-Québec, alors que la région reste en zone orange

Des voitures laissent traverser deux piétons sur la rue Saint-Germain.

Le centre-ville de Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada

L'Est-du-Québec restera au palier d'alerte orange après la semaine de relâche et la nouvelle est accueillie avec déception dans la région. Le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, explique toutefois que des discussions se poursuivent pour étudier la possibilité d'un retour en zone jaune pour des régions où le virus se propage moins.

C'est la question de la prudence, mais c'est quelque chose qui est en train d'être évalué, soutient-il.

M. Arruda précise toutefois que ce palier d'alerte jaune ne serait pas le même que celui qui prévalait dans l'ancien code de couleurs.

En conférence de presse mercredi en fin d'après-midi, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé que la majorité des régions du Québec passeront en zone orange, à l’exception du Grand Montréal.

Une carte du Québec montre les régions de Montréal, de Laval, de Lanaudière, des Laurentides et de la Montérégie en rouge et les autres régions en orange.

L'Est-du-Québec et la majorité des régions passeront en zone orange, alors que le Grand Montréal restera en zone rouge.

Photo : Radio-Canada

Le couvre-feu jusqu'à 21 h 30 restera en vigueur pour les régions en zone orange, dont celles de l'Est-du-Québec.

Les rassemblements dans les résidences privées demeurent interdits, tant en zone rouge qu'en zone orange.

L'Est-du-Québec devrait être de retour en zone jaune, selon de nombreux élus

Pour le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, le Bas-Saint-Laurent aurait dû repasser en zone jaune.

Lorsque je regarde les chiffres du Bas-Saint-Laurent, on est une zone jaune. Il n'y a aucune hésitation là-dessus. Donc, qu'on n'attende pas des semaines.

Une citation de :Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia

M. Bérubé espère que la prise de décision concernant le retour de la région en zone jaune ne tardera pas.

Il estime qu'un allègement des mesures sanitaires n'encouragerait pas les Bas-Laurentiens à relâcher leurs efforts dans l'application des mesures sanitaires.

Jonathan Lapierre en entrevue dans un couloir de l'hôtel de ville.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, est aussi déçu que l'archipel demeure en zone orange. (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Le maire des Îles de la Madeleine, Jonathan Lapierre, se dit lui aussi très déçu de voir que l'archipel demeure en zone orange jusqu'à nouvel ordre.

Par contre, lui estime que de ne pas assouplir les mesures sanitaires en tenant compte des particularités de l'archipel ne contribue pas à maintenir une adhésion de la population aux mesures.

Les gens commencent à trouver que l'atmosphère est très lourde et qu'il y a une visible incohérence entre ce qui est exigé [...] et la situation réelle sur le terrain.

Une citation de :Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine

Le maire rappelle qu'aucune hospitalisation pour des symptômes de COVID-19 n'a été nécessaire aux Îles-de-la-Madeleine jusqu'à maintenant.

Michel Lagacé, maire de Saint-Cyprien, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la TREMBSL.

Le président de la TREMBSL, Michel Lagacé, estime qu'un assouplissement des mesures sanitaires doit suivre dans les prochaines semaines pour l'Est-du-Québec pour que ses résidents restent motivés à suivre les mesures sanitaires. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Le président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL), Michel Lagacé, abonde dans le même sens.

Selon lui, un allègement des mesures sanitaires qui tiendrait compte de la situation épidémiologique régionale est souhaitable au cours des prochaines semaines pour que les résidents de l'Est-du-Québec demeurent motivés et continuent à suivre les consignes sanitaires.

Les gens ont besoin d'une tape plus importante dans le dos, de reconnaître leur contribution. Et, c'est ce qui va faire en sorte que les gens vont rester au diapason avec les attentes en se disant que les efforts faits méritent des récompenses et sont récompensés, image-t-il.

Michel Lagacé reconnaît toutefois que le fait de rester en zone orange est un choix prudent qui permettra d'analyser la situation qui prévaudra après la semaine de relâche.

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny.

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, se dit optimiste de voir un allègement des mesures sanitaires bientôt dans l'Est-du-Québec. (archives)

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Les maires de Sept-Îles et de Baie-Comeau se disent eux aussi déçus de voir la Côte-Nord rester en zone orange, malgré la situation épidémiologique de la région.

Par contre, le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, est optimiste de voir la situation changer prochainement.

Dans la région de la Manicouagan, c'est zéro cas depuis longtemps. On a une situation avantageuse. J'ai entendu le docteur Arruda dire qu'il y avait des discussions pour que la Côte-Nord, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, il y ait une analyse particulière de notre réalité. Ça, je suis content d'entendre ça, soutient-il.

Le maire de Gaspé et préfet de la MRC de Côte-de-Gaspé, Daniel Côté, se dit par contre heureux de voir que Québec prévoit des assouplissements en ce qui concerne les sports.

Daniel Côté affirme toutefois qu'il avait bon espoir de voit la Gaspésie passer en zone jaune. Il s'accroche maintenant au fait que le docteur Horacio Arruda a laissé entendre que des discussions en ce sens étaient en cours.

Je suis content de cette ouverture-là. C’est un autre pas en avant vers un peu plus de latitude envers nos gens qui ont respecté les consignes.

Une citation de :Daniel Côté, maire de Gaspé

Le maire de Gaspé indique que si les restrictions de la zone orange devaient se prolonger au-delà des prochaines semaines, il va lever la main pour faire valoir le principe d’équité entre les régions.

Il estime, lui aussi, qu'il deviendra de plus en plus difficile pour les Gaspésiens de respecter les règles.

Le sport bientôt de retour en parascolaire

Le sport offert en parascolaire pourra reprendre à partir du 15 mars partout au Québec a aussi confirmé le premier ministre.

Je pense que ça va faire du bien aux jeunes, a souligné le premier ministre du Québec François Legault à ce sujet en conférence de presse mercredi soir.

Il a par ailleurs affirmé que les discussions se poursuivent avec les fédérations sportives pour une reprise possible des activités sportives non scolaires.

Le premier ministre a ajouté qu'un plan complet de déconfinement progressif dans le secteur du sport doit être présenté la semaine prochaine.

François Legault, en conférence de presse.

François Legault fixe les règles du jeu pour la période qui suivra la semaine de relâche. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

François Legault a également précisé que la possibilité d'offrir la vaccination à la maison pour les aînés est toujours étudiée par le gouvernement.

Il soutient aussi que l'équité entre les régions, c'est non négociable, en ce qui a trait à la stratégie de vaccination au Québec.

Les propriétaires de bars se disent encore oubliés

Le premier ministre François Legault s'est fait avare de commentaires sur une éventuelle réouverture des bars dans les régions où le virus circule moins.

Pour le propriétaire du bar Le Campus de Rimouski et représentant régional de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec (CPBBTQ), Luc Pichette, il est extrêmement décevant que le premier ministre n'ait même pas mentionné les bars dans sa conférence de presse de mercredi après-midi.

On s'attendait au moins à être nommés. Encore une fois, ils n'ont même pas pris le temps de parler des bars. On ne sait même pas où on s'en va. On est vraiment choqués de ça.

Une citation de :Luc Pichette, propriétaire du bar Le Campus de Rimouski et représentant régional de la CPBBTQ

M. Pichette rappelle que les bars de la région ont été fermés sept mois sur les 12 derniers mois et que les bars sont fermés depuis le 7 décembre à Rimouski.

Il estime qu'il est injuste que les restaurants puissent ouvrir et accueillir deux convives par tables, mais pas les bars.

Que ce soit un bar ou un restaurant, on est capables de prendre les mêmes décisions et d'agir en bon père de famille. On devrait même être ouverts aujourd'hui. [...] On est capables de tenir ça pareil que les restaurants. Il n'y a aucune raison. On est vraiment oubliés, dit-il.

Plus de fidèles acceptés dans les lieux de culte

Le premier ministre de Québec François Legault a aussi annoncé que le nombre maximum de fidèles qui pourront se rassembler dans les lieux de culte passera de 25 à 100 dans les zones orange.

Cette décision ravit le prêtre responsable des églises de Mani-Utenam et de Uashat, Alfred Ravelomampisandraibe. Il explique que des fidèles se voyaient souvent refuser l'entrée à la messe et devaient se résigner à l'écouter à la radio.

S'ils viennent ici, ça va leur redonner la force. Même si on écoute la messe à la radio, pour nous, le plus important, c'est de prendre la communion. S'ils reviennent à l'église, je pense que ça sera vraiment un temps fort, un temps agréable pour la famille de se rassembler, de faire toutes nos prières à l'église ici, affirme le prêtre.

Avec des informations de Catherine Poisson, de Brigitte Dubé, d'Alix-Anne Turcotti et de Djavan Habel-Thurton

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