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Controverse UNIS : les frères Kielburger refusent de témoigner devant des comités

On voit les deux cofondateurs d'UNIS sur la scène, qui parlent au micro et saluent la foule.

Les frères Craig et Marc Kielburger, lors d'un événement « WE Day », à Toronto, en octobre 2014.

Photo : La Presse canadienne / Hannah Yoon

La Presse canadienne

Les cofondateurs d'UNIS, Craig et Marc Kielburger, refusent les demandes de témoigner devant deux comités de la Chambre des communes.

Dans une déclaration, l'organisme de bienfaisance souligne que le député néo-démocrate Charlie Angus a demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et à l'Agence du revenu du Canada (ARC) d'enquêter sur les activités d'UNIS (WE Charity, en anglais).

L'organisme estime qu'il serait injuste de faire l'objet en même temps d'une enquête partisane d'un comité.

Bien qu'UNIS accueille et coopère avec toute enquête potentielle menée par ces agences [GRC et ARC], aucune organisation ne devrait être soumise à la fois à une enquête sur les mêmes questions par un comité parlementaire partisan qui souhaite mener son propre substitut d'enquête, a fait valoir l'organisme.

Le comité d'éthique et le comité de la procédure et des affaires de la Chambre des communes ont tous deux invité les frères Kielburger à témoigner dans le cadre de leur examen d'un contrat fédéral maintenant annulé pour qu'UNIS gère un programme de bourses aux étudiants, qui avait été accordé malgré les liens étroits de l'organisme de bienfaisance avec le premier ministre Justin Trudeau et sa famille.

Le commissaire à l'éthique, Mario Dion, enquête sur l'implication de M. Trudeau et de l'ancien ministre des Finances Bill Morneau, qui a également des liens familiaux avec UNIS, dans l'attribution du contrat de 43,5 millions de dollars. Les deux se sont excusés de ne pas s'être récusés du processus.

Plainte d'un donateur

M. Angus a réclamé des enquêtes de la GRC et de l'ARC la semaine dernière après qu'un ancien donateur, Reed Cowan, eut allégué que la plaque sur une école qu'il avait financée au Kenya avait été remplacée par une plaque au nom d'un autre donateur – ce qui, selon UNIS, était une erreur regrettable.

Mais selon le député Angus, c'est une preuve d'une tendance à des relations hypocrites avec les donateurs.

Reed Cowan a fait ces allégations lors de son témoignage devant le comité d'éthique des Communes, qui continue d'examiner un contrat fédéral maintenant annulé pour qu'UNIS gère un programme de bourses aux étudiants.

Les frères Kielburger ont déjà témoigné pendant quatre heures devant le comité des finances de la Chambre des communes l'été dernier, après que la controverse sur le programme de bourses d'études eut éclaté.

Les prochaines invitations refusées

Dans sa déclaration de mercredi, UNIS affirme que cinq membres de l'organisation ont témoigné devant divers comités hautement partisans au cours des neuf derniers mois, ajoutant qu'il refusera les invitations à le faire à nouveau.

L'organisme assure qu'il continuera de coopérer avec l'enquête du commissaire à l'éthique.

Il a également déclaré que son conseil d'administration est en train de mettre en place un comité permanent sur la transparence des donateurs pour examiner toutes les préoccupations spécifiques qui pourraient être soulevées par tout donateur passé, présent ou futur.

Son objectif premier sera d'examiner les allégations de M. Cowan, a indiqué l'organisme de bienfaisance.

Lorsque les donateurs contribuent à des projets comme la construction d'une école, l'organisme de bienfaisance affirme que ces fonds sont souvent mis en commun pour aider les villages, comme c'est souvent le cas avec d'autres grandes organisations internationales de développement.

UNIS dit qu'il a cherché à être clair sur cette approche à travers ses sites web et d'autres documents et ajoute que chaque sou donné à UNIS a été utilisé pour aider les enfants.

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