•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le N.-B. ne déclenchera pas d’enquête publique après le suicide d’une adolescente

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, lors d'un point de presse le 3 mars 2021.

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, lors d'un point de presse mercredi après-midi.

Photo : Radio-Canada

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, affirme qu’elle va demander au défenseur des enfants et de la jeunesse de mener une révision des soins d’urgence en santé mentale, mais elle rejette l’idée d’une enquête publique.

Lors d’un point de presse mercredi après-midi, la ministre a parlé ouvertement de la mort de la jeune Lexi Daken, qui s’est enlevé la vie quelques jours après avoir demandé de l’aide dans un hôpital de Fredericton.

Après avoir attendu pendant huit heures à l'hôpital Dr. Everett-Chalmers pour pouvoir parler à un psychiatre, l'adolescente de 16 ans a été renvoyée chez elle avec une ordonnance pour un suivi de son état. Elle est morte quelques jours plus tard.

Lexi Daken, souriante, dans un parc.

Lexi Daken avait 16 ans.

Photo : Gracieuseté/Chris Daken

Dorothy Shephard a promis de réparer le système qui n’a pas été en mesure de venir en aide à l’adolescente.

Pour y arriver, elle affirme qu’elle va demander au défenseur des enfants et de la jeunesse, Norman Bossé, de mener une révision de cette affaire. La portée de cette révision n’a pas encore été définie, mais elle sera lancée rapidement , promet-elle.

La ministre a répété à de nombreuses reprises que son gouvernement n’a pas l’intention de lancer une enquête publique, comme le demande le Parti vert.

Enquête publique et révision, quelle différence?

Une enquête publique est un processus qui est habituellement plus transparent et ouvert qu'une révision. Une révision a plutôt lieu derrière des portes closes et les conclusions ne sont pas toujours partagées publiquement.

Norman Bossé a les ressources pour mener cette révision et le mandat de le faire, a simplement déclaré la ministre.

Le défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, Norman Bossé

Le défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, Norman Bossé

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Dorothy Shephard a également insisté sur le fait qu’elle avait eu des discussions avec les responsables du réseau de santé Horizon afin de mieux répondre aux urgences en santé mentale dans les salles d’urgence.

Elle prévoit faire la même chose avec les responsables de Vitalité.

Elle s’attend à ce que ces personnes reviennent vers elle avec un état des lieux d’ici la fin du mois. Plus de détails seront dévoilés à ce sujet éventuellement.

La ministre a également affirmé que, selon elle, il devrait y avoir des psychiatres disponibles sur appel, en tout temps, dans les hôpitaux de la province. Nous devons trouver des moyens pour y arriver, dit-elle.

La semaine dernière, la ministre Dorothy Shephard a dévoilé un plan d’action en santé mentale, qui prévoit notamment la création, à l’automne, de 14 cliniques de santé mentale sans rendez-vous. Ces cliniques ont pour but de rendre les soins plus accessibles et de réduire les temps d’attente au Nouveau-Brunswick.

Le plan de cinq ans dévoilé la semaine dernière est un bon départ. Et nous allons immédiatement prendre des actions pour mettre en place de meilleures stratégies de gestion de crise, ajoute la ministre, mercredi.

Pour le moment, la ministre encourage les gens qui ont besoin d’une aide urgente en santé mentale à se rendre à l’urgence.

Je sais que la famille de Lexi n’est pas les seuls à avoir quitté un hôpital en se sentant frustrés et sans espoir. Ça me brise le cœur et nous allons faire tout ce que nous pouvons pour améliorer la situation.

Pour obtenir de l'aide :

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.