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Calgary attire une nouvelle entreprise technologique avec 500 emplois à la clé

Une vue des tours du centre-ville de Calgary au début du mois de décembre.

L'annonce de l'arrivée d'Infosys est une bonne nouvelle pour Calgary, dont le centre-ville est déserté par les entreprises.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

La société de services informatiques indienne Infosys accroît sa présence au Canada en établissant un bureau à Calgary.

L’entreprise qui est déjà présente à Vancouver, à Montréal, à Ottawa et à Toronto avait déjà une dizaine d’employés en place dans la métropole albertaine. Elle prévoit maintenant d’embaucher 500 personnes au cours des trois prochaines années. 

Infosys n’est pas seulement une entreprise technologique indienne, c'est un leader mondial des nouvelles technologies. C’est un très gros poisson, affirme avec enthousiasme le maire de Calgary, Naheed Nenshi. 

Infosys, créée en 1981 en Inde, offre des logiciels et des services de maintenance informatique dans le monde entier. Selon le site Internet de l’entreprise, elle a une valeur marchande de plus de 91 milliards de dollars.

Générateur de talents

Le manque de travailleurs qualifiés dans le domaine des nouvelles technologies constitue un obstacle à la diversification de l’économie albertaine. 

Le président d’Infosys, Ravi Kumar, a cependant expliqué que sa compagnie avait élaboré un programme de formation de 8 à 12 semaines en coordination avec les établissements postsecondaires des endroits où elle s’installe. Elle recrute aussi des travailleurs qualifiés d’autres secteurs souhaitant se reconvertir. 

Nous pouvons créer un pipeline de talents avec les établissements postsecondaires.

Une citation de :Ravi Kumar, président d'Infosys

Selon Ravi Kumar, le recrutement commencera immédiatement chez les diplômés des universités canadiennes. 

La province s’apprête également à lancer un programme de formation et de reconversion des travailleurs, appelé Jobs Now. Les détails n’ont pas été encore dévoilés, mais 136 millions de dollars sur trois ans devraient y être alloués. 

Le coût et la qualité de la vie, les liens entre le monde des affaires, le monde universitaire et le gouvernement, ainsi que la qualité des établissements postsecondaires albertains sont, selon M. Kumar, les forces de Calgary qui ont convaincu l’entreprise de s’y installer. 

Un secteur en croissance

Malgré la pandémie et le ralentissement économique, le secteur des nouvelles technologies a le vent dans les voiles en Alberta. Selon le premier ministre, Jason Kenney, ces entreprises ont attiré environ 600 millions de dollars d’investissements en 2020. 

À la fin de l’année dernière, l’entreprise Benevity est rentrée dans le club très restreint des entreprises ayant attiré un investissement supérieur à 1 milliard de dollars. Elle a été rachetée par la firme britannique Hg

Plusieurs autres entreprises ont conclu des sessions de financement de plusieurs dizaines de millions de dollars.  

Encore du travail à faire

Il en faudra cependant beaucoup plus pour compenser la perte des emplois liés au pétrole et au gaz naturel. 

Selon la firme Avison Young, le taux d’inoccupation au centre-ville de Calgary a atteint 26,9 % à la fin de 2020. Un bureau sur trois pourrait être vacant dans les 18 à 24 mois, ajoute-t-elle dans son rapport. 

Ce n’est pas la solution complète pour les problèmes économiques de Calgary, mais c’est très important pour les bureaux dans le centre-ville et la création de vrais emplois , a affirmé le maire. 

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