•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mon année Salinger arrive sur grands et petits écrans

Collage d'un portrait de Philippe Falardeau et d'une scène de son film « Mon année Salinger ».

Le Québec découvrira « Mon année Salinger » en salles et en formule vidéo sur demande à compter de vendredi.

Photo : Julie Artacho / Micro_scope

Plus d’un an après que Philippe Falardeau eut ouvert le 70e Festival du film de Berlin avec Mon année Salinger, le 20 février 2020, le Québec s’apprête enfin à découvrir le dernier long métrage du réalisateur gatinois. Son film sera projeté en salles et offert en formule vidéo sur demande à compter de vendredi.

Lorsque la pandémie est arrivée, mettant en suspens la diffusion de Mon année Salinger (My Salinger Year, en version originale), Philippe Falardeau assure ne pas s’être apitoyé sur [son] sort.

Quand on est cinéaste, les cycles de vie du travail sur un film ont de quatre, cinq ans... Attendre pour la sortie d’un film est quelque chose que je connais de toute façon assez intimement, nuance-t-il.

Mon année Salinger raconte comment, en devenant assistante de l’agente littéraire de l’écrivain J. D. Salinger, la jeune Joanna (Margaret Qualley) prend sur elle de répondre au courrier des admirateurs de l’auteur de L’attrape-coeurs.

Le film traite de l’émancipation de Joanna avec, en toile de fond, sa relation avec sa patronne et mentore, exigeante, voire intransigeante, incarnée par Sigourney Weaver. Je pense qu’on est devant deux personnes intelligentes, un patron dur et une personne qui a envie d’apprendre, résume le scénariste et réalisateur.

Une femme fume une cigarette, assise sur un meuble dans un bureau. En arrière-plan, on aperçoit une autre femme qui parle au téléphone, assise derrière un bureau.

L'actrice Sigourney Weaver, dans le film « My Salinger Year »; en arrière-plan, l'actrice Margaret Qualley

Photo : micro_scope

Ce genre de mentorat, Philippe Falardeau en a bénéficié avec le cinéaste Jacques Godbout dans les années 1990. Or, s’il a tourné Mon année Salinger, entre autres, c’est aussi grâce à sa prof d’anglais au secondaire, qui était tellement dure avec moi, dit-il, et que j’adore, et qui avait refusé que j’aille en anglais régulier. Elle m’avait gardé en anglais enrichi au Collège Saint-Alexandre. Je voulais mourir! Aujourd’hui, je fais des films en anglais avec des acteurs américains. C’est grâce à elle : Mona McLeod! fait-il valoir.

Une longue vie, avec ou sans les cinémas

Philippe Falardeau espère que Mon année Salinger aura une longue durée de vie, notamment grâce aux plateformes de diffusion.

Que des films paraissent à la fois en salle et en vidéo sur demande, c'est probablement l’avenir [du cinéma], qu'on aime ça ou pas. C’est comme ça maintenant que les films vont trouver leur public et aussi leur pérennité d’une certaine manière, parce que les plateformes font en sorte qu’un film qu’on a manqué il y a cinq, six ans, à sa sortie, on peut le revoir aujourd’hui, souligne le réalisateur.

L’idée de proposer son film en vidéo sur demande lui était d’ailleurs venue après quelques mois de pandémie. Les gens avaient soif de voir des films! soutient-il.

Une jeune femme (Margaret QUalley) assise à un bureau, des lettres entre les mains.

Margaret Qualley incarne Joanna dans « My Salinger Year », de Philippe Falardeau.

Photo : Micro_scope

Le Gatinois d’origine a néanmoins dû patienter avant que son distributeur américain positionne Mon année Salinger dans le calendrier de diffusion. La sortie, initialement prévue pour novembre dernier, a été reportée au 5 mars.

Ses propos s’inscrivent à contre-courant de ceux émis par Denis Villeneuve, qui avait vertement critiqué les studios Warner Brothers lorsque ces derniers avaient décidé de diffuser leurs films prévus pour 2021 simultanément en vidéo à la demande et dans les cinémas pour amortir l'impact économique de la pandémie.

Selon Philippe Falardeau, comparer Mon année Salinger et Dune, le plus récent film de Denis Villeneuve, équivaut à comparer des pommes et des oranges. On ne parle pas du film qui a le même potentiel en salles ni le même investissement que Dune. Je comprends tout à fait pourquoi Dune doit avoir une vie sur grand écran, conclut-il.

Avec les informations de Mélanye Boissonnault et Kevin Sweet

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !